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 AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)

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Meria
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MessageSujet: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Dim 25 Juin - 18:49

Voilà, ce sujet me trouble beaucoup car selon mes recherches et mon humble savoir, j'ai toujours considéré que la Akika au même titre qu el Aid el Adha était une Sunna, et non une obligation religieuse, cela est confirmé dans le livre "La voix du musulman".de El Djazaîri, mais depuis quelques temps des discours se bas,nt sur l'acvis de certains savnt tendent à donner un aspect obligatoire à cette pratique ainsi qu'au fait d'égorger 1 mouton pour une fille et 2 pour un garçon.
Ce qui me dérange ce sont les raisons qui m'ont été quand à l'obligation, qui pour moi s'apparente plus à un pseudo Batême chrétien qui excommunierait l'enfant ou les parents dans l'eau-de -là , si la "tesmia" n'a pas été faite.
Car j'étais persuadée quand Islam tous les enfants, même ceux des non-musulmans, naîssaient musulmans.
Contrairement au Christianisme(ou Catholicisme), oû l'une des conditions d'acceptation au Paradis était le Bathème.
D'autre part il me semble que le hadith parlant du nombre de mouton selon le sexe ne soit pas vraiment Sahih, et le prophète (pbsl) n'avait fait aucune distinction de ce genre.


J'ai aussi remarquer que l'importance de la Akika ou du "sabaâ", était beaucoup liée à certaines cultures et Région, ou l'on a tendance à transposer des tradition à l religion, ce que font malheureusement certains IMAM au risque d'induire des personnes dans l'erreur et rendre obligatoire ce qui ne l'est pas forcemment.
Cependant je n'aimerais pas trop m'avancer, mais j'aimerais vraiment que l'on soit clair sur le caractère obligatoire d'une chose, ou d'une Sunna plus ou moins recommandée, afin de ne pas accabler les gens d'une obligation qui ne l'est pas lorsque celle-ci devient par exemple lourd un fardeau(manque de temps ou de moyens).
D'autre part, je pense qu'il est important de se fier à son jugement et à une attache à la philosophie musulmane qui dans certains cas me semble mise à l'écart par une interprétation et une pratique qui manque de reflexion et de cohérence. Biensûre une vérifications des textes sacrées et non seulement aux dires de tel ou tel Cheikh.
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Mar 27 Juin - 16:33

Question :

Est-ce que tout ordre qui nous est donné par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) traduit une obligation ? Comment concilier cela et le hadith qui dit : « abstenez-vous de ce que je vous interdit et appliquez mes ordres dans la mesure du possible » ? S’il n’en est pas ainsi, pourquoi considérer le fait de laisser pousser la barbe comme une obligation et non comme une sunna ?


Réponse :

Louanges à Allah

Premièrement, les ordres religieux sont de trois catégories :

La première est représentée par l’ordre accompagné d’indices qui indiquent qu’il exprime une obligation. C’est le cas dans la parole du Très Haut : «** » (Coran, 2 : 43). Beaucoup d’arguments décisifs tirés du Coran, et de la Sunna et du consensus des musulmans montrent que la célébration des cinq prières est obligatoire.

La deuxième catégorie est représentée par l’ordre assortie d’un indice qui montre qu’il n’exprime pas une obligation. C’est le cas dans la parole du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) rapportée dans Sahih d’al-Boukhari (1183) : « Faites une prière (surérogatoires) avant celle du Maghrib.. A la troisième répétition de la cette phrase, il ajoute : « Pour celui qui veut » pour éviter que les gens ne transforment cette prière en Sunna.

L’expression « Pour celui qui veut » signifie que l’ordre exprimé dans « Faites une prière etc. » n’implique pas une obligation.

La troisième catégorie est représentée par l’ordre non accompagné d’un indice qui en détermine le sens. C’est ce que les ulémas appelle l’ordre absolu qui n’est pas accompagné d'un élément qui montre qu’il exprime une obligation ou autre chose. Un tel ordre doit être interprété comme l’expression d’une obligation. C’est ce qui fait dire aux ulémas que l’ordre non accompagné d’un indice déterminant exprime une obligation. C’est l’avis de la majorité des ulémas des quatre écoles juridiques. Voir Charh al-kawkab al-munir, 3/39.Ils se sont appuyés sur de nombreux arguments tirés du Coran et de la Sunna pour soutenir cet avis.

Voici leurs arguments coraniques :

1/ La parole du Très Haut : « Il n' appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu' Allah et Son messager ont décidé d' une chose d' avoir encore le choix dans leur façon d' agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s' est égaré certes, d' un égarement évident.» (Coran, 33 : 36).

Allah a considéré que Son ordre et celui de Son Messager mettent fin à toute possibilité de choisir autrement. Ce qui prouve que ces ordres expriment une obligation. Voir al-mudhakhira de Chinquiti, p. 191.

2/ La parole du Puissant et Majestueux : «Que ceux, donc, qui s' opposent à son commandement prennent garde qu' une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » (Coran, 24 : 63).

Allah menace ceux qui violent l’ordre du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) d’encourir une épreuve, une déviation ou un châtiment douloureux. Or Allah ne profère une menace qu’à cause de l’abandon d’une obligation. Ce qui implique que l’ordre absolu exprimé par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) véhicule une obligation. Charh al-waraqat par al-Fawzan, p. 59.

Al-Qurtubi (12/322) dit : c’est sur ce verset que les jurisconsultes s’appuient pour soutenir que l’ordre exprime une obligation.

3/ un autre argument allant dans le même sens réside dans la parole d’Allah Très Haut et Transcendant désapprouvant le refus d’Iblis de se prosterner après avoir reçu l’ordre de le faire en l’honneur d’Adam : «(Allah) dit: "Qu' est- ce qui t' empêche de te prosterner quand Je te l' ai commandé?" Il répondit: "Je suis meilleur que lui: Tu m' as créé de feu, alors que Tu l' as créé d' argile". » (Coran, 7 : 12). Il a ainsi réprimandé Iblis à cause de son refus d’exécuter Son ordre.

Voir ach-Chinquiti, p. 191.

4/ La parole du Transcendant : « Avez-vous désobéi mon ordre » (Coran, 20 : 93). Il dit encore aux anges : « Ils ne désobéissent pas à l’ordre d’Allah » (Coran, 66 : 6). Ceci signifie que l’inexécution de l’ordre est une désobéissance. Voir Chinquiti, p. 192.

5/ la parole du Très Haut : « Quand on leur dit de s’incliner, ils ne s’exécutent pas » (Coran, 77: 48). Il entend ainsi les stigmatiser pour leur refus de s’incliner. Ce qui signifie que l’ordre exprime une obligation. Voir Chinquiti, p. 192.

Quant aux arguments tirés de la Sunna qui indiquent que l’ordre absolu exprime une obligation, ils sont très nombreux. Les voici :

1/ L’histoire de Barira, qui, affranchie, choisit de dissoudre le lien du mariage qui l’unissait à un esclave. Pourtant ce dernier l’aimait tendrement. Il la poursuivait dans les rues de Médine en pleurant de sorte que ses larmes coulaient sur ses joues. Il la suppliait de lui revenir en vain. Et puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) intervint en sa faveur et dit à Barira selon un hadith rapporté par Abou Dawoud (2231) : Barira ! Crains Allah. C’est quand même ton mari, père de tes enfants ! A quoi elle répondit :

ô Messager d’Allah ! Me donnes-tu l’ordre de le faire ?

« Non, je ne fais qu’intercéder pour lui »

« Alors, je n’ai plus besoin de lui » (déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi Abi Dawoud (1952) et rapporté par al-Boukhari (5283) en d’autres termes.

2/ Parmi les arguments relevant de la Sunna figure encore la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Si ce n’était pour éviter la peine aux gens (ou à ma communauté) je leur donnerai l’ordre d’utiliser le cure-dent avant chaque prière » (rapporté par al-Boukhari, 887 et par Mouslim, 252).

Al-Hafiz dit dans al-Fateh : « ce hadith indique de deux manières que l’ordre exprime une obligation. La première consiste à nier avoir donné l’ordre tout en laissant comprendre que la pratique est recommandée. Or si l’ordre n’impliquait que celle-ci, la négation n’aurait pas de sens. La deuxième consiste à indiquer que l’ordre serait une source de peine. Ce qui n’est le cas que quand l’ordre exprime une obligation. Car celui qui exprime une recommandation n’est pas une source de peine puisqu’il est permis de ne pas l’observer.

Cheikh al-islam (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Dans l’absolu, les ordres d’Allah et de son Messager expriment une obligation » Al-Fatawa, 22/29.

Deuxièmement, il n’existe aucune contradiction entre cette règle : « En principe, l’ordre exprime l’obligation » et la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Quand je vous interdis une chose abstenez-vous en et quand je vous donne un ordre appliquez-le dans la mesure du possible » (rapporté par al-Boukhari, 7288 et par Mouslim, 1337. Car cette parole n’implique rien de plus que le fait de soumettre l’application des ordres à la capacité. Or ceci est une manifestation de la clémence qui sous-tend la charia et une implication de sa perfection. Et rien de cela n’est une spécificité de l’ordre du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) car l’ordre d’Allah est aussi conditionné de la capacité selon les propos du Transcendant : « Craignez Allah dans la mesure du possible » (Coran, 64 : 16) et : « Allah n’impose à aucune âme ce qui dépasse ses capacités » (Coran 2 : 286).

An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « La parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « quand je vous donne un ordre appliquez-le dans la mesure du possible » fait partie des importantes règles de l’Islam, une des expressions riches et concises réservées au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Elle englobe un nombre indéterminé de dispositions notamment celles qui régissent les différentes formes de prière. Car quand le fidèle se trouve incapable d’effectuer certaines de ses pratiques essentielles ou de remplir certaines de ses conditions, il passe aux autres. Quand il se trouve incapable de procéder au lavage de certains organes de son corps dans le cadre des ablutions ou du bain rituel, il se contente de laver ce qu’il peut laver.

S’il trouve une quantité d’eau suffisante pour lui permettre de faire ses ablutions ou pour laver une souillure, il fait ce qu’il peut. S’il ne trouve que de quoi cacher une partie de la région honteuse de son corps ou s’il ne maîtrise que quelques éléments de la Fatiha, il se contente de ce qu’il peut faire … Les cas qui relèvent de ce chapitre sont impossibles à recenser. Ceci est bien connu dans les livres de droit musulman, notre dessein n’étant que d’attirer l’attention (des gens) sur le principe ».

Allah Très Haut a dit à propos du pèlerinage qui constitue un des piliers de l’Islam, une de ses plus importantes prescriptions : « Et c' est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d' aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Allah Se passe largement des mondes.» (Coran, 3 : 97).

Cela étant, l’ordre donné par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) de laisser pousser abondamment la barbe exprime une obligation, étant donné qu’en principe l’ordre exprime une obligation et qu’aucun élément n’est là pour le détourner de ce sens-là. Référez-vous aux propos détaillés sur la question du développement de la barbe dans le cadre des réponses données aux questions n° 1189, 8196 et 48960.

Allah le sait mieux.
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Mar 27 Juin - 16:35

Allah m’a donné une fille âgée maintenant de trois mois, mais je n’ai pas procédé au sacrifice marquant le baptême. Je n’ai pas non plus fait une aumône pour elle… Est-ce que j’ai commis un péché ? Quelle est la solution ?


Réponse :

Louange à Allah

Le baptême est fondé sur une recommandation ferme. Mais celui qui l’abandonne ne commet aucun péché. A ce propos Amr ibn Shouayb a rapporté d’après son père qui le tenait – je crois – de son grand père selon lequel le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Si un enfant est né pour l’un de vous et qu’il aime (marquer l’événement par un sacrifice), qu’il égorge deux moutons de même valeur pour le garçon et un pour la fille ». ce hadith est déclaré « beau » par al-Albani dans son Sahihou Abi Dawoud.

Ici le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) fait dépendre l’acte de la volonté de son auteur. Ce qui signifie qu’il s’agit d’une recommandation non obligatoire. Voir Touhfat al-wadoud, p. 157.

Cependant le musulman ne doit pas le minimiser parce que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « tout garçon né est l’objet d’une gage qui consiste à sacrifier un mouton au 7e jour de sa naissance, à lui raser la tête et à lui donner un nom » (rapporté par an-Nassaï (4220) par Abu Dawoud (2838) par at-Tirmidhi, 1522 et par Ibn Madja (3165) et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihou Abi Dawoud.

Il convient que vous procédiez au baptême maintenant en immolant un mouton dans cette intention.

Une des fatwa de la Commission Permanente, 11/934 dit : «La célébration du baptême est l’objet d’une forte recommandation. Elle consiste à sacrifier pour le garçon deux moutons aptes à servir de sacrifice (rituel) et un mouton pour la fille. Le sacrifice est à faire au 7e jour. Si on ne le fait pas ce jour-là, on peut le faire à un moment quelconque, le retardement n’étant pas source de péché. Mais il est préférable d’accomplir l’acte en son temps normal.

Note : « vous dites : je n’ai pas fait une aumône pour elle… ». il convient de savoir que le don d’argent ne se substitue pas à la célébration du baptême puisqu’à travers celle-ci on cherche à se rapprocher d’Allah le Très Haut par l’immolation (d’un animal sacrifié). Se référer à la question n° 34974. Allah le sait mieux.
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Mar 27 Juin - 16:37

Que dois-je faire ou préparer pour accueillir un nouveau-né après un ou deux jours ? Est-ce qu’il y a une sunna à suivre ?


Réponse :

Louange à Allah

Premièrement, implore Allah de te donner à travers ce nouveau-né la baraka et de le mettre parmi les bons, les pieux, et qu’il pèse lourd dans la balance de tes biens. Il est rapporté du Prophéte (bénédiction et salut soient sur lui ) qu’il a dit : « Quand un fils d’Adam est mort tous ses oeuvres cessent sauf trois : une aumône courante, un savoir utile ou un bon enfant qui prie pour lui.»

(Rapporté par Muslim ,1631).

Deuxièmement, il n’y a pas d’actes bien fondés qu’on doit respecter pour accueillir le nouveau-né avant un ou deux jours, plus ou moins, sauf de formuler une prière pour que la paix, le bonheur et la droiture de l’enfant. Allah a mentionné dans le Coran les bonnes prières de la femme d’al Imran lorsqu’elle a dit : « (Rappelle- toi) quand la femme de `Imrân dit: "Seigneur, je T' ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte- le donc, de moi. C' est Toi certes l' Audient et l' Omniscient. Puis, lorsqu' elle en eut accouché, elle dit: "Seigneur, voilà que j' ai accouché d' une fille"; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n' est pas comme la fille. "Je l' ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni"... » (Coran,3 :36 ).

Ce qui suit indique ce que tu dois faire à l’arrivée du nouveau-né et après ce jour.

a) Il est souhaitable de prier pour l’enfant et de lui mettre des dattes à la bouche. Selon Abou Moussa : « J’ai eu un enfant, et je l’ai amené au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) qui lui a donné le nom d’Ibrahima, lui a mis des dattes et a prié pour lui et me l’a redonné. » (Rapporté par Al-Boukhâri,5150 et Muslim ,2145).

Le terme ‘tahnikh’ signifie : mettre quelque chose délicieuse, datte ou miel, dans la bouche de l’enfant, le premier jour de sa naissance.

b) Il est permis de donner un nom à l’enfant au premier ou au septième jour de sa naissance.On a rapporté d’après Anas ibn Malick que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit : «J’ai eu un enfant et je lui ai donné le nom de mon père.» (Rapporté par Muslim,3126).

Aïcha a dit : « Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a baptisé Hassan et al Ousseynou au septième jour (de leur naissance) et il leur a donné un nom.» (Rapporté par Ibn Hibbane (12/127), Al-Hakim, (4/266) et authentifié par Ibn Hadjar dans (Fateh al-Bârri 589/9).

c) Le baptême et la circoncision.

1- Selon Souleymane ibn Amir (P.A.a) le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « L’enfant a droit au baptême ; faites couler du sang et enlevez-lui les impuretés. ». (Rapporté par At-Tarmidhi ,1515), An-Nissaï, 4214, Abou Dawoud ,2839, Ibn Mâdja, 3164), et authentifié par Cheikh al-Albâni ( Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dans Irwa, 4/396).

2-Selon Sumrata Ibn Dioundoub (P.A.a) : le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit que : « Tout enfant est un gage avant son baptême, on immole pour lui au septième jour, on lui donne un nom et lui rase la tête.» (Rapporté par At-Tarmidhi,1522) , An-Nissaï, 4220, Abu Dawoud, (2838) at authentifié par cheikh al-Albâni (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dans Irwa, 4/385).

Imam Ibn al-Qayyim (P.A.a) a dit en résumé ce suit :

- L’avantage du baptême est qu’il constitue une ffrande faite au bénéfice du nouveau-né dès les premières heures de sa venue au monde.

- Parmi les avantages du baptême : le nouveau-né se libère du gage de sorte à pouvoirl intercéder en faveur de ses deux parents.

- Parmi les avantages du baptême : c’est une rançon par laquelle on sauve l’enfant, comme Allah a sauvé Ismaïl par le bélier. (Tuhfat al-Mawdoud ,p. 69).

- Peut-être peut on citer parmi les avantages du baptême le rassemblement des proches et des amis dans la cérémonie.

d) Quant à la circoncision, elle fait partie de la Sunna. Elle est nécessaire pour purifier l’enfant et lui donner une condition pour pouvoir faire une prière correcte.

Selon Abou Houraya : « Cinq (actes) font partie de la religion : circoncir, faire le deuil, épiler l’aisselle, tailler les ongles et couper les moustaches.» Rapporté par Al Boukhâri (5550) et Muslim (257).

2- Les ulémas ont mentionné parmi les pratiques recommandées par la Sunna dans le cadre du baptême du nouveau-né la prononciation de l’appel à la prière sur à son oreille droite pour que le nom de l’unicité d’Allah soit le premier qu’il entend dans ce bas monde. Cela a un effet immense. Quant à la prononciation de l’annonce du début de la prière sur son oreille gauche, cela n’est pas confirmé. Voir As Silsilatou Ad-dayifa( 1/491).

3- Il faut raser les cheveux de sa tête et enduir la tête du parfum ‘’Safaran’’ car il y’a dans cela beaucoup d’intérêts. Ensuite, on donne en aumône le poids en or ou en argent de ses cheveux. Il n’est pas exigé de peser les cheveux. Quand cela est difficile, on se contente seulement de sortir une pièce de monnaie de même valeur que le poids estimé en or ou en argent de ses cheveux. On donne en aumône cette valeur pour le bien de l’enfant.

Nous implorons Allah de nous protéger, nous et nos enfants, contre tout mal, et de nous donner la paix dans ce bas-monde et l’au-delà.Puisse Allah bénir notre Prophète Mouhammad.


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Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Mar 27 Juin - 16:38

Question :

Quelle est la signification de ces expressions : « ceci est une question controversée » et « cette question fait l’objet d’une divergence de vue au sein des jurisconsultes ». Quelle est l’attitude correcte à adopter ?


Réponse :

Louange à Allah

Il est incontestable qu’il existe des questions susceptibles de faire l’objet d’une divergence de vues et d’un effort d’interprétation personnel au sein de gens de science. Les propos des hommes de science concernant les questions controversées parce qu’objet d’interprétation personnelle étaient connus jadis comme ils le sont à l’époque moderne. Ils n’en sont pas moins soulevés de nos jours d’une manière qui les sort du cadre de la recherche sur les sujets de controverse et d’interprétation personnelle.

Ils sont souvent soulevés autour de questions ayant une dimension sociologique ou intellectuelle. Il ne s’agit pas dans ce cas de la pure controverse juridique.

Beaucoup d’occidentalisants, par exemple, soulèvent des questions intéressant la femme et à propos desquelles une controverse a opposé des gens de science. Le motif de cette démarche est très loin d’une simple remise sur le tapis d’une controverse juridique. C’est plutôt un prétexte pour l’occidentalisation[du [débat] qui permet rapidement de dépasser la question débattue pour passer à des questions dont l’interdiction ne fait l’objet d’aucune divergence de vues.

Ces questions sont soulevées par bon nombre de gens qui n’appartiennent pas au monde de la science (religieuse) et du droit et ne sont pas aptes à conduire des recherches dans les questions religieuses. Ils se contentent de retenir des propos des jurisconsultes ce qui leur convient.

Ils ne limitent pas la dissertation sur lesdites questions à leur objet (scientifique). Ils se donnent un prétexte pour pousser la controverse juridique vers un cercle plus large.

Il convient d’établir hâtivement ce qui suit :

- il existe une différence entre les questions controversées et celles susceptibles de faire l’objet d’une interprétation personnelle. Toute question ayant fait l’objet d’une controverse au sein des ulémas ne relève pas nécessairement des questions incontestables. Cela (la contestabilité) s’applique aux questions susceptibles de faire l’objet d’une interprétation personnelle.

Ibn al-Qayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Leur affirmation selon laquelle « les questions controversées ne doivent pas conduire à une contestation » n’est pas exacte. Car la contestation peut porter soit sur des propos, des fatwa , soit sur des actes. En effet, si des propos s’avèrent contraires à une sunna (tradition prophétique) ou un consensus notoire, ils doivent unanimement être contestés.

La confusion chez celui qui soutient le contraire provient de sa croyance que les questions controversées sont assimilables à des questions pouvant faire l’objet de diverses interprétations.

C’est d’ailleurs ce que beaucoup de groupes de gens privés d’une science sûre ont cru. Or la vérité soutenue par les imams est que les questions constituant le domaine de l’effort d’interprétation personnel sont celles à propos desquelles il n’existe aucun argument (décisif) dont l’application devient manifestement obligatoire. C’est le cas d’un hadith authentique qu’aucun autre de qualité égale ne vient contredire. Nombreuses ont été les questions controversées aussi bien par les anciens que par leurs successeurs et à propos desquelles nous avons par la suite acquis la certitude que l’opinion défendue par l’une des parties est la seule valable ».

I’laam al-muwaqqiin, tome 3, p. 288.

- les textes du livre et de la Sunna sont la référence en tout cela. Quand un argument s’avère contraire à la sunna, il ne pourrait pas être justifié par l’évocation du caractère controversable de la question. Réfuter une sunna authentique sûrement rapportée du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), puisque son objet serait contesté par quelqu’un, implique que les propos et ordres du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) tirent leur légitimité de leur admission consensuelle par les gens et que toute opposition formulée par quelqu’un, quelle qu’en soit la raison, remette en cause leur légitimité et laisse l’objet largement ouvert (au débat). Ceci est une approche dangereuse dont le tenant a besoin de réviser sa foi.

- il faut prendre soin à éduquer les gens de façon à leur inculquer la soumission envers Allah, le Très Haut, le Béni, la vénération des textes législatifs, la forte adhésion à la religion et l’abandon total de l’adoption sélective des dispenses et des faux pas des ulémas.

- éviter d’engager un débat juridique avec ces gens-là autour de questions controversées, car c’est ce qu’ils cherchent. Il est possible et acceptable de faire des recherches sur une question et d’en discuter avec des étudiants des sciences (religieuses) bien versés en matière de langage scientifique juridique et soucieux de découvrir la vérité.

Quant à ceux qui soulèvent ces questions là, ils ne maîtrisent pas le langage scientifique et ne comprennent pas les visées de la Charia. Ils sont plutôt issu de la canaille ,des parasites que leur passion pousse à se jeter à fond dans la discussion sur la religion d’Allah, le Puissant et Très Haut.

Ecrit par Muhammad ibn Abd Allah ad-Douwaysh.
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Mar 27 Juin - 16:40

Question :

Quand le jeune a-t-il le droit d’interpréter (les textes) et de donner des avis et d’aborder les dispositions relatives aux événements et aux questions d’actualité pour les déclarer licites ou illicites et donner leurs opinions sur les dispositions juridiques relatives à certaines questions du moment.


Réponse :

Louange à Allah

L’effort de réflexion (idjtihad) sur les questions repose sur des conditions. Il n’est donc pas donné à tout individu d’émettre des avis et de se prononcer sur des questions sans connaissances ni compétence ni capacité de cerner les arguments. (Car il faut connaître) les textes qui comportent une indication précise ou apparente, ce qui est juste, ce qui est faible, ce qui abroge, ce qui est abrogé, ce qui est explicite, ce qui est implicite, ce qui est particulier, ce qui est général, ce qui est restreint, ce qui est absolu, ce qui est succinct et ce qui est exhaustif.

Il faut une longue pratique, une connaissance des sections du droit, des domaines de recherche, des opinions des ulémas et des jurisconsultes, la mémorisation des textes et leur compréhension.

Nul doute que l’émission d’avis religieux sans compétence pour ce faire constitue un grand péché, et une parole sans connaissances. Allah a proféré une menace à ce propos en ces termes : « Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues: "Ceci est licite, et cela est illicite", pour forger le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas. » (Coran, 16 : 116). Et un hadith dit : « Quiconque émet un avis (religieux) sans en être sûr, entraîne dans le péché celui qui a sollicité son avis » (hadith) rapporté par l’imam Ahmad, 2/321.

L’étudiant ne doit se précipiter à donner des avis (religieux) ; il ne doit se prononcer sur une question avant de connaître la source de ce qu’il dit et son argument et celui qui l’aurait dit. S’il n’est pas compétent, qu’il s’en remette aux gens autorisés, qu’il se contente de ce qu’il sait, qu’il applique les connaissances qu’il a acquises et continue à en acquérir et à les approfondir jusqu’au moment où il deviendra apte à mener l’effort d’interprétation (idjtihad). C’est Allah qui guide à la vérité.
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Mar 27 Juin - 16:42

Question :

Quand une divergence de vue oppose les ulémas au sujet d’une question, j’entend d’aucuns dire : « Bon, la question étant controversée, je vais choisir l’opinion la plus facile à pratiquer. Est-ce que cette approche est juste ? Si elle ne l’est pas, comment se faire une opinion dans les questions controversées ?


Réponse :

Louange à Allah

Il n’est pas correct de la part du musulman de choisir la plus facile des opinions puisque cette attitude peut conduire à se soustraire à l’ensemble sinon à la plupart des obligations légales. En effet, à l’exception des piliers de l’Islam, la plupart des questions scientifiques font l’objet d’une divergence de vues. Jadis on a dit : quiconque se contente de collectionner les dispenses deviendra un hérétique. L’on doit choisir celle des opinions des ulémas la mieux argumentée, si l’on a la compétence requise pour pouvoir comparer les avis et les examiner. Si l’on ne possède pas cette compétence, on doit suivre l’avis de celui qui, parmi les ulémas, s’avère le mieux instruit, le plus pieux et le plus scrupuleux.
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Mar 27 Juin - 16:44

Question :

Qu’entend on par « juste milieu » en matière de religion ?


Réponse :

Louange à Allah

Etre au juste milieu signifie en religion que l’on n’exagère pas au point de dépasser la limite établie par Allah et que l’on ne néglige pas (ses devoirs) de sorte à rester en deçà de la limite tracée par Allah le Très Haut, le Transcendant.

Etre au juste milieu, c’est s’accrocher à la conduite du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). L’excès consiste à dépasser cette conduite. Et la négligence est de ne pas arriver à s’y conformer.

Voici un exemple : un homme dit : moi je voudrais animer la nuit en prière de sorte à ne plus goûter du sommeil car la prière fait partie des meilleurs actes cultuels. C’est pourquoi je préfère passer la nuit en prière.

Nous disons que celui-là a tort puisqu’il exagère dans sa pratique religieuse. Un cas analogue se produisit du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lorsque des gens tinrent une réunion au cours de laquelle l’un d’eux dit : « désormais, je prierai et ne dormirai plus ». Un autre dit : « moi, je jeûnerai et n’y mettrai plus fin ». Un troisième dit : « Moi, je me passerai des femmes ». Quand le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) en fut informé, il dit : « Qu’est-ce qui est arrivé à des gens au point de leur faire dire ceci et cela ? En réalité, je jeûne puis m’en abstiens. Je m’endors et cohabite avec mes femmes. Quiconque veut se passer de ma Sunna (conduite) n’est pas des miens ».

Ces gens-là ont commis des excès en matière de religion et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) les a dénoncés parce qu’ils voulaient se passer de sa Sunna qui consiste à alterner jeune et rupture de jeûne, prière et repos, cohabitation avec les femmes (et d’autres activités).

Quant au laxiste, il est celui qui dit : » je n’ai pas besoin d’effectuer des prières surérogatoires. Je n’en fais pas puisque les prières obligatoires me suffisent ». Ensuite, il peut même se montrer négligeant dans l’accomplissement des prières obligatoires.

Quant au modéré, il est celui qui se conforme à la pratique du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) perpétuée par les califes bien guidés.

Voici un autre exemple : trois personnes se trouvent en présence d’un homme pervers.

L’une d’elles dit : « je ne salue pas cet homme pervers. Je le boycotte, m’éloigne de lui et ne lui parle pas ».

La deuxième dit : « moi, je l’accompagnerai, la saluerai et resterai souriant avec lui. S’il m’invite, je réponds à son invitation puisque je la considère comme un homme pieux ».

La troisième dit : « je déteste cet homme pervers à cause de sa perversité, mais je l’aime aussi en raison de sa foi. Je ne le boycotterai que pour l’inciter à s’amender .S’il s’avère que le boycott ne l’amène pas à améliorer sa conduite ou s’il le rend plus pervers, dans ce cas, je ne le boycotte pas».

Nous disons que le premier est une extrémiste, le deuxième un laxiste et le troisième, un modéré du juste milieu.

Nous disons la même chose à propos des autres pratiques cultuelles et à propos de la manière de traiter avec les hommes. Certains font preuve d’excès, d’autres de laxisme tandis que d’autres tiennent le juste milieu.

Voici un troisième exemple : voici un homme dominé par sa femme. Celle-ci le dirige comme elle l’entend. De sorte qu’il ne cherche plus à la détourner d’un péché ou l’encourager à se conformer à une vertu. Car elle le domine complètement.

Un autre homme traite sa femme avec un esprit de supériorité et fait peu de cas d’elle, comme si elle était une domestique.

Un troisième homme tient le juste milieu et traite sa femme conformément à l’ordre d’Allah exprimé en ces termes : «Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. » (Coran, 2 : 228) et en vertu de la parole du Prophète : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. Car s’il désapprouve un aspect de son caractère, il peut en approuver un autre ». Ce dernier est modéré, et le premier est un extrémiste et le deuxième un laxiste.


Voir l’ouvrage intitulé : Madjmou’ fatawa wa rassaïl par son éminence Cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine. Vol. 1 , p. 42. (www.islam-qa.com)
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MessageSujet: Re: AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)   Aujourd'hui à 9:02

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AKIKA (plus de détails et d'éclaircissement s'il vous plaît)
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