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 le veil homme et son cheval

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dûne
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Date d'inscription : 24/06/2006

MessageSujet: le veil homme et son cheval   Ven 8 Sep - 18:42

[b] salem alekom.

Il y avait dans un village un vieil homme très pauvre, que les rois
eux-mêmes jalousaient car il possédait un magnifique cheval blanc. Ils lui
proposaient des sommes fabuleuses pour ce cheval, mais l'homme refusait
systématiquement :

"Ce cheval n'est pas un cheval pour moi, disait-il, c'est une personne. Et
comment pouvez-vous vendre une personne, un ami ?"

Il était pauvre, mais jamais il ne vendit son beau cheval. Un matin, il
s'aperçut que le cheval n'était plus dans son écurie. Tous les villageois se
rassemblèrent et s'exclamèrent :

"Pauvre fou de vieillard ! Nous savions qu'un jour ce cheval serait volé. Il
aurait mieux valu le vendre. Quel malheur ! "

Le vieillard répondit :
"N'allez pas si loin. Dites simplement que le cheval n'est pas dans
l'écurie. Ceci est un fait, tout le reste est un jugement. Je ne sais si
c'est un malheur ou une bénédiction, car ce n'est qu'un fragment. Qui sait
ce qui va suivre ? "

Les gens se moquèrent de lui. Ils avaient toujours pensé qu'il était un peu
fou. Mais quinze jours après, une nuit, le cheval revint. Il n'avait pas été
volé, il s'était simplement échappé. Il ramenait avec lui une douzaine de
chevaux sauvages ! Les gens s'assemblèrent à nouveau :

"Vieil homme, tu avais raison, dirent-ils, ce n'était pas un malheur. En
réalité, cela s'est avéré être une bénédiction. "

Le vieillard répondit :

"De nouveau, vous allez trop loin. Dites simplement que le cheval est de
retour. Qui sait si c'est une bénédiction ou non ? Ce n'est qu'un fragment
de la vie. Vous lisez un seul mot dans une phrase - comment pouvez-vous
juger du livre tout entier ? "

Cette fois, ils ne purent ajouter grand-chose, mais en eux-mêmes ils
savaient qu'il avait tort. Douze magnifiques chevaux étaient arrivés !...Le
vieil homme avait un fils unique qui commença à dresser les chevaux
sauvages. Une semaine tout juste après, il tomba de cheval et se brisa les
jambes. A nouveau les gens se réunirent et, à nouveau, ils jugèrent :

"Tu avais encore raison, c'était un malheur !
dirent-ils. Ton fils unique a perdu l'usage de ses jambes, et il était le
seul soutien de ta vieillesse. Maintenant, te voilà plus pauvre que jamais.
"

"Vous êtes obsédés par le jugement, répondit le vieil homme. N'allez pas si
loin. Dites seulement que mon fils s'est brisé les jambes. Personne ne sait
si c'est un malheur ou une bénédiction. La vie vient par fragments et vous
ne pouvez tout connaître à l'avance".

Quelques semaines plus tard, il advint que le pays entra en guerre et tous
les jeunes gens de la ville furent réquisitionnés de force par l'armée. Seul
le fils du vieil homme ne fut pas pris, car il était infirme. La ville
entière se lamentait et pleurait : c'était une guerre perdue d'avance et
tous savaient que la plupart des jeunes gens ne reviendraient jamais. Ils se
rendirent auprès du vieil homme :

"Tu avais raison, reconnurent-ils, cet accident s'est avéré être une
bénédiction pour toi. Il se peut que ton fils soit infirme, mais il est
encore avec toi. Nos fils, eux, sont partis pour toujours."

Le vieil homme dit encore :

"Vous continuez à juger sans cesse. Personne ne sait ! Bornez-vous à dire
que vos fils ont été contraints d'entrer à l'armée et que mon fils ne l'a
pas été. Seul Dieu, le Tout Puissant, sait s'il s'agit d'une bénédiction ou
d'un malheur. "


Ne fuis pas le seuil de Dieu à cause d'une épreuve qu'Il t'a imposée. Car Il
connait mieux que toi-même ton propre intérêt. Il ne t'éprouve que pour un
intérêt et pour une sagesse qui t'échappent. Lorsqu'Il t'éprouve, reste
ferme : rappelle-toi de tes péchés, multiplie la demande de pardon et
demande-Lui la constance et la fermeté pour supporter l'épreuve. Mets-toi
entre Ses mains, accroche-toi au pan de Sa Miséricorde ; demande-Lui de t'en
délivrer et de te montrer l'intérêt qui se cache derrière cette épreuve.

Sourate al baqara (2) verset 216



"Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle
vous est un bien."

Abû Sa'îd et Abû Hurayra rapportent ces paroles du Prophète - sur lui la
grâce et la paix - : "Tous les maux qui affligent le musulman qu'il s'agisse
de fatigue, de maladie, de soucis, de tristesse, de préjudices,
d'afflictions (de tous ordres) jusqu'à l'épine qui le blesse sont autant de
motifs que Dieu allègue pour absoudre ses péchés." (boukhary et mouslim)



Le prophète a dit : « Le croyant est sans cesse éprouvé dans sa personne,
dans sa progéniture et dans ses biens jusqu'à ce qu’il se rende à Dieu,
exempt de toute faute ». (Rapporté par At-Tirmidih)



Selon Souhayb Ibn Sinan (DAS), le Messager de Dieu () a dit : « Ce que
l’affaire du Croyant est etonnante ! Son affaire ne comporte (pour lui) que
du bien, et cette faveur n’appartient qu’au Croyant : s’il est l’objet d’un
événement heureux, il remercie Dieu et c’est là pour lui une bonne chose.
S’il est victime d’un malheur, il l’endure avec patience et c’est là encore
pour lui une bonne chose ». (rapporté par Moslem)

Waleykoum salam
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