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 pour mina l'education des enfants.

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dûne
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MessageSujet: pour mina l'education des enfants.   Mar 10 Oct - 19:46

salem alekom.

voila ce que j'ai trouvé ya kouti mais je cherche encore. :oops:


L'éducation est un aspect important dans notre religion, pour ne pas dire le plus important ; elle est le fondement, la base même sur laquelle notre communauté va se reposer pour se constituer et se reconstituer, par la transmission de nos valeurs et nos principes aux générations à venir.


Malheureusement, si nous observons autour de nous, nous remarquons qu'il existe des lacunes relationnelles chez bon nombre d'entre nous (le non-respect de l'enfant, la dissimulation des sentiments, le manque de communication, le non-respect à l'égard des parents et des éducateurs en général), faute à l'ignorance, sans doute. C'est pourquoi, en qualité de parents, de frères et de soeurs aînés mais aussi d'éducateurs, instruisons-nous, imprégnons-nous correctement de notre Din ( religion ) et transmettons notre savoir à nos enfants, nos petits frères et soeurs, nos élèves. Faisons en sorte qu'il y ait communication, respect, ouverture entre nous, qu'il y ait une vraie transmission des savoirs, et qu'il y ait aussi du respect, et de la gratitude envers nos aînés, qui sont nos parents, nos éducateurs, ce sera là un signe d'un établissement de bonnes relations éducationnelles dans notre Oumma.

Islam & Education

Introduction
L'objectif de cette partie est de faire un balayage global sur les positions qu'adopte la pensée islamique par rapport à l'éducation de l'enfant, et ceci à la lumière des textes saints (le Coran et les récits prophétiques ou Hadiths.) Notre centre d'intérêt se situe donc dans l'examen des principes relationnels utilisés par le Prophète Mohamed pour éduquer sa communauté. Cette analyse va nous permettre d'en extrapoler les fondements et les appliquer, dans la mesure du possible, à l'enfant. Mais avant cela, il serait intéressant de définir rapidement le terme d'éducation, vu par l'islam, ainsi que de souligner dans le Coran, les versets qui évoquent l'enfant et son éducation.

Définition de l'éducation vu par l'islam
1) Définition de la tarbiya ou l'éducation
Louis Gardet définit l'éducation ainsi : « La « tarbiya », « l'éducation » évoque le sens général de « cultiver », « faire croître », si bien que ce terme appliqué au règne animal, signifie également « élevage » tarbiyat el hayawan. Quand il désigne l'éducation humaine, il a 2 synonymes approchés : Ta'adib, éduquer sans doute, mais en corrigeant, en disciplinant, et surtout tahdib, éduquer, former, avec une idée première d'émonder ou de polir »
Nous retrouvons une définition un peu plus précise et complémentaire à la première chez Hassan Amdouni, impliquant au premier abord la notion de faire grandir en « alimentant l'enfant d'eau et de nourriture jusqu'à ce que son corps se soit développé », en second lieu, il élargit la définition avec l'expression "nourrit la raison, les sentiments de l'âme dans le but de parfaire et de perfectionner la personnalité." Et l'auteur de conclure que "l'islam prône une éducation homogène de toutes les entités de l'Homme : son corps, sa raison, son esprit, ses instincts et ses sentiments, en combinant harmonieusement les nécessités de la vie d'ici-bas avec les aspirations à la Vraie Vie de L'Au-delà"
En effet, ce qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est l'inculcation de la notion de bien et de mal relative à la notion du jugement dernier. Très jeune, l'enfant comprend qu'il y aura la vie après la mort et qu'il y aura rétribution ou châtiments selon les actes commis dans la dunyia, la vie d'ici-bas. Une fois responsable, l'adolescent saura agir en connaissance de cause ; selon un hadith,« l'homme doit agir comme s'il allait vivre éternellement, mais aussi comme s'il allait mourir le lendemain. Son action la plus banale doit comporter cette association » [ cité par Ben Hadj Salah Rachid ]

2) L'importance d'une éducation religieuse dès le bas âge
De façon globale, dans la pensée islamique, l'éducation est fortement marquée par une empreinte religieuse. Cette éducation consiste essentiellement à transmettre à l'enfant, dès son plus jeune âge, deux valeurs fondamentales : la foi et la connaissance que comporte la révélation coranique. « La vérité religieuse et la vérité morale, sont indissociablement liées, et il ne serait y avoir d'éducation valable sans une formation de ce genre » [ cité par Dominique Sourdel ]
A la lecture de différents pédagogues arabo-musulmans, ce qui domine lorsqu'ils évoquent le thème de l'éducation, c'est l'idée de modelage de l'âme, qui doit être effectué dès la plus tendre enfance.
C'est ainsi que El Ghazali philosophe arabe du 12ème siècle, affirme que « l'enfant est un dépôt confié aux parents, son âme pure est une substance précieuse, innocente, dépouillée de toute inscription ou image. Elle reçoit tout ce qu'on y grave, elle s'incline là où on l'incline » [ cité par Gardet ]
Ibn Khaldun va dans le même sens en affirmant qu'apprendre pendant le jeune âge, c'est comme graver sur du marbre. En effet, rien ne s'enracine plus fortement dans l'esprit que ce qu'on a appris dans son enfance : tout le reste se construira là-dessus.»
Pour Iwan El Safa, l'inculcation des valeurs religieuses (impliquant les valeurs sociales et morales) dès la première enfance revient en quelque sorte à modeler l'âme, nafs, « en considérant que l'âme et ses facultés de pensées, afkar al nufus, avant que l'on y inculque une connaissance quelle qu'elle soit, est semblable à une page vierge.Si on y inscrit le vrai, el hak, l'âme en sera remplie, et il n'y aura plus de place pour le faux, el batl, qui sera rejeté systématiquement par elle. Ainsi, ce qui a été inculqué, refusera toute idée contraire » [ cité par Ben Hadj Salah Rachid ]
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MessageSujet: Re: pour mina l'education des enfants.   Mar 10 Oct - 19:48

Le Coran et l'enfant
Puisque le Coran est un code autant religieux que juridique, moral que social, il va sans dire qu'il évoque directement le sujet qui nous intéresse, à savoir celui de l'enfant. Mais il ne s'agit pas d'y trouver avec précision toutes les dispositions qui régissent la condition de ce dernier, car, comme chacun sait, le Coran est un mélange d'exposés dogmatiques, de prescriptions culturelles et cultuelles, des récits des événements de la vie des prophètes, mais « pris globalement, il constitue un code général de l'éducation qui concerne aussi bien l'adulte que l'enfant même grand ; celui-là n'est pas nommément désigné » [ Cité par N. Zerdouni ]
Cependant, il est à noter que les recommandations et interdictions contenues dans le Coran ne sont pas destinées à l'enfant immature, mais à l'enfant devenu responsable ou à l'adulte responsable de lui « bien que la conduite des enfants soit réglementée jusque dans les moindres détails, ce n'est pas à eux que s'adresse la Loi. C'est aux parents, aux gouvernantes, aux maîtres, aux chefs ou à la communauté tout entière qu'incombe la tâche de leur éducation et de leur correction, pour obtenir d'eux un conformité à la règle » [ Cité par Draz ]. Mais cela ne signifie pas pour autant que leur responsabilité est entièrement dégagée.

1) Analyse globale
Voici quelques versets coraniques qui font directement allusion à l'enfant, ils sont classés en 3 catégories :

* Il y a d'abord les versets qui énoncent les principes généraux de protection, d'assistance et de direction en vue d'assurer à l'être humain, un développement normal, la santé morale et physique, de pourvoir à ses besoins naturels, pendant son stade de faiblesse, d'incapacité de discernement.

{ Abraham dit : « Mon Seigneur ! Fais de cette cité un asile sûr. Préserve-nous, moi et mes enfants d'adorer les idoles }[ Sourate 14 - Verset 35 ]

{ Dis : Venez, et je dirai ce que votre Seigneur a interdit : Ne lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur : éloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez personne injustement ; Allah vous l'a interdit }[ Sourate 6 - Verset 152 ]

{ Ne tuez point vos enfants par crainte de pauvreté ; Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre. Leur meurtre serait une énorme faute. } [ Sourate 17 - Verset 31 ]
Nous constatons d'après ces quelques versets, qu'il y a une forte insistance à condamner l'infanticide et l'avortement, nous le reverrons plus tard.

* Ensuite il y a les versets qui énoncent les devoirs des enfants envers leurs parents :

{ ... Vous devez user de bonté envers vos parents ... }[ Sourate 4 - Verset 36 ]

{ Ton Seigneur t'ordonne (.) la bienfaisance pour les auteurs de tes jours. Soit que l'un d'eux ait atteint la vieillesse ou qu'ils y soient parvenus tous les deux, garde-toi envers eux de tout signe d'irrévérence ou de répulsion. Ne leur tiens qu'un langage des plus respectueux. Incline-toi humblement par tendresse pour eux, et adresse au ciel cette prière : « Seigneur, fais éclater Ta Miséricorde pour ceux qui m'ont élevé pendant mon enfance }[ Sourate 17 - Versets 23-24 ]

{ Nous recommandons à l'homme ses père et mère. Sa mère le porte dans son sein en endurant peine sur peine, et il n'est sevré qu'au bout de deux ans. Sois reconnaissants envers Moi et envers tes parents et [sache que] c'est à Moi que tout retournera. Toutefois, s'ils t'importunent pour que tu m'associes quelque chose dont tu n'as pas une science certaine, ne leur obéis pas, mais comporte-toi envers eux, dans ce monde, en honnête compagnon. }[ Sourate 31 - Versets 14-15 ]

* Enfin, les versets qui fixent les devoirs et les droits du père et de la mère, les responsabilités du père vis à vis de l'épouse enceinte et de celle qui allaite.

{ Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux années entières ). Le père doit assurer leur nourriture et leurs vêtements conformément à l'usage. Mais chacun n'est tenu à cela, que dans la mesure d ses moyens. La mère n'a pas à subir de dommage, à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. Les mêmes obligations incombent à l'héritier. Si, d'un commun accord, les parents veulent sevrer leurs enfants, aucune faute ne leur sera reprochée. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, aucune faute ne vous sera reprochées, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l'usage. Craignez Allah ! Sachez qu'Allah voit parfaitement ce que vous faites } [ Sourate 2 - Verset 233 ]

{ Si elles (les femmes répudiées) sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu'au moment de leur accouchement. Si elles allaitent l'enfant né de vous, versez-leur une pension. Mettez-vous d'accord sur ce point d'une manière convenable ; mais si vous rencontrez des difficultés, prenez une nourrice pour l'enfant ... }[ Sourate 65 - Verset 6 ]

Parmi les versets qui vont suivre, certains traitent spécifiquement des enfants orphelins, définissant la relation à établir avec eux, quant à leur éducation, leur prise en charge, et gestion de leurs biens. Enfin, d'autres mettent en garde les parents contre la tentation et l'épreuve qui risquent de les détourner de leurs devoirs vis à vis d'Allah par la soumission aveugle à leurs enfants, et à l'attachement affectif exagéré qui pourrait en découler. En effet, les enfants étant considérés par l'islam comme des biens de ce monde, qui sont donnés, et qui peuvent être repris par Allah à tout moment. Trop s'attacher à eux pourrait impliquer, par exemple, un reniement d'Allah lors de la séparation. Le Coran y fait donc référence en mettant en garde les parents.

{ Ne touchez point aux biens de l'orphelin, à moins que ce ne soit d'une manière louable pour les faire accroître, jusqu'à ce qu'il ait l'âge fixé. Remplissez vos engagements, car les engagements, on en demandera compte } [ Sourate 17 - Verset 34 ]

{ Rendez leurs biens aux orphelins (devenus majeurs). Ne prenez pas l'illicite en échange du licite (en substituant ce que les orphelins possèdent de bon à ce que vous possédez de mauvais).Ne substituez as leurs biens en les confondant aux vôtres. C'est un crime énorme.Gardez-vous de les consumer par prodigalité ou en vous hâtant de les en priver avant qu'ils ne deviennent majeurs }[Sourate 4 - Versets 2 à 6 ]

{ Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation, mais qu'une récompense sans limites se trouve auprès d'Allah } [ Sourate 8 - Verset 28 ]

{ Les richesses et les enfants sont la parure de la vie de ce monde, mais les bonnes actions impérissables recevront une récompense meilleure auprès de ton Seigneur et elles suscitent un meilleur espoir }[ Sourate 18 - Verset 4 ]



Le chapitre de l'éducation ou « Sourate Loqman »

En définitive, la sourate qui concentre le plus de versets relatifs à l'éducation des enfants, est la sourate 31, intitulée sourate Loqman, d'après le nom d'un Sage de temps anciens, descendant d'Abraham , Cette sourate nous rapporte donc l'enseignement que Loqman dispensait à son fils.
Le premier enseignement qu'il lui donne est de rendre à Allah un culte pur, c'est à dire ne pas Lui attribuer d'autres associés [ Verset 13 ]. Ici, on peut lire le commentaire suivant émanant d'Allah et s'adressant à l'être humain :

{ Sois reconnaissant envers Moi et ainsi qu'envers tes parents } [ Sourate 31 - Verset 14 ]
Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l'exhortant :
{ O mon fils, ne donne pas d'associé à Allah, car l'association à [Allah] est vraiment une injustice énorme } [ Sourate 31 - Verset 13 ]

Ensuite, Loqman fait remarquer à son enfant qu'Allah est attentif et bien Informé de tout ce que nous faisons : L'enfant doit donc apprendre à bien se comporter, non pas de peur que ses parents ne le punissent, mais de peur qu'Allah « Qui voit tout », ne le punisse [ Verset 16 ]
{ Ô mon enfant, fût-ce le poids d'un grain de moutarde, au fond d'un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.}[ Sourate 31 - Verset 16 ]

Comme nous l'avons vu plus haut, cette première étape de l'éducation doit être implantée dans l'esprit de l'enfant le plus tôt possible, avant l'âge de raison, toutefois cette éducation sera renforcée lorsque l'enfant sera en mesure de comprendre distinctement les différents concepts théologiques, c'est à dire dès 7 ans.
Loqman poursuit ses recommandations, en disant à son enfant de faire la prière : et nous savons, à ce sujet, que Mohamed a enseigné aux parents musulmans de faire faire laprière à leurs enfants dès l'âge de 7 ans.
A la même époque, Loqman recommande à son fils de bien se comporter tout en lui enseignant la modestie[ Versets 17 à 19 ]


{ Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t'arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise. Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n'aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c'est bien la voix des ânes.}[ Sourate 31 - Versets 17 à 19 ]
Ces versets portent essentiellement sur le bon comportement en société :
« en effet, à 7 ans, commence véritablement la socialisation de l'enfant, qui découvre qu'il doit se plier aux règles de la vie en société et respecter autrui » [ Cité par Amdouni ]
Les versets qui suivent, incitent l'enfant à observer la nature autour de lui : « Ce sont autant de bienfaits de la part d'Allah ! » Et ils l'incitent aussi à avoir une attitude scientifique, c'est à dire à se fier à ses propres observations et à ne surtout pas écouter ceux qui donnent leur opinion sur un sujet qu'ils ne maîtrisent pas [ Versets 20-21 ]

{ Ne voyez-vous pas qu'Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d'Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant. Et quand on leur dit:, ils disent : Est-ce donc même si le Diable les appelait au châtiment de la fournaise !}[ Sourate 31 - Versets 20-21 ]
Une telle démarche, chez l'adolescent, ne peut que le mener vers un plus grand respect d'Allah « Créateur et Ordonnateur de l'univers ».
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MessageSujet: Re: pour mina l'education des enfants.   Mar 10 Oct - 19:53

les péres ,les meres et les enfants:



92- D'après 'Amr Ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père , le Messager d'Allah a dit :
« Ordonnez à vos enfants de faire la prière lorsqu'ils atteignent l'âge de sept ans, et frappez-les pour les y contraindre à l'âge de dix ans ; et séparez-les dans les couches ».
[ Rapporté par Ahmad ]


93- D'après 'Amr Ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père , un homme vint au Prophète et dit :
« J'ai des biens, et mon père en a besoin. » Le Prophète dit: « Toi, ainsi que tes biens, vous appartenez à ton père. Certes, vos enfants représentent l'un de vos gains les meilleurs. Mangez donc de ce que vos enfants gagnent ».
[ Rapporté par Abû Dâwûd, ibn Mâja ]


94- Sa'd Ibn Abî Waqqâs a dit : « J'ai entendu le Prophètedire :
"Celui qui prétend à une filiation autre que celle de son père, tout en sachant qu'il (1) n'est pas son père, le paradis lui est interdit ».
On mentionna cette parole à Abû Bakr (2), lui dit :
« Et moi-même ! Mes deux oreilles l'ont entendu et mon coeur l'a retenu du Messager d'Allah ».
[ Rapporté par Al-Bukhârî ]

(1). Tout en sachant que l'homme désigné n'est pas son vrai père.
(2). Ne pas confondre ce compagnon avec le célèbre Abû Bakr , premier calife de l'Islam.

95- D'après Abû Hurayra , le Messager d'Allaha dit :
« Un enfant ne saurait rendre ce qu'il doit à son père, à moins de le trouver réduit à l'état d'esclave, de l'acheter et de l'affranchir ».
[ Rapporté par Muslim ]


96- D'après Aïsha , le Messager d'Allah a dit :
« Celui qui est éprouvé d'une quelconque façon en ayant des filles, et qui se montre bienfaisant vis-à-vis d'elles, elles seront pour lui un voile contre le feu de l'enfer ».
[ Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim ]
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Fatiha
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MessageSujet: Re: pour mina l'education des enfants.   Mar 10 Oct - 21:54

minaminou a écrit:
barakallahou fik khouya Dûne pour le travail de recherche que tu a fait Allah y keter kheirek
mina a tout dit, merci dûne et :bravo:
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MessageSujet: Re: pour mina l'education des enfants.   Mer 11 Oct - 16:23

[quote="minaminou"]barakallahou fik khouya Dûne pour le travail de recherche que tu a fait Allah y keter kheirek[/quo

wa fieki bararka allah ya kouti mina et fatiha

voila la suite......


Islam & Education


Quelques principes formels d'éducation selon la Sunna et le Coran

Au temps de l'Arabie de la jahiliya ou de l'ignorance, c'est à dire avant l'avènement de l'islam, le peuple Arabe était un peuple rude et inculte, «quant à la vie morale, elle était pratiquement inconnue (.) les hommes s'abandonnaient sans retenue à leurs penchants » [ Cité par D. Sourdel ], si bien que l'une des préoccupations premières du Prophète Mohamed était de réformer la société dans laquelle il vivait au moyen de l'éducation. D'ailleurs, il ne cessait de dire qu'Allah l'avait envoyé comme un mu'allim ou enseignant. Le Coran conforte cette idée en affirmant dans la sourate la vache :
{ Notre Seigneur ! Envoie leur un prophète pris parmi eux : il leur récitera Tes Versets, il leur enseignera le Livre de la Sagesse }[ Sourate 2 - Verset 129 ]
Le tout est de savoir comment le Prophète Mohameds'y prenait-il pour éduquer ces Arabes, cela afin d'emprunter ses principes et de les appliquer, dans la mesure du possible, à l'enfant. D'autre part, pour tirer de la lecture du Coran des principes d'éducation, il faut continuellement interpréter, extrapoler pour les appliquer distinctement à l'éducation de l'enfant. C'est donc de cette extrapolation, que nous allons tenter d'établir des principes d'éducation selon la pensée islamique.

Principe de l'éducation progressive ou par étapes
Au moment de la révélation, la méthode principale du Coran pour éduquer les Arabes était d'utiliser la méthode progressive. Le Coran ayant été révélé par fragments, les interdictions sont établies par étapes, afin de ne pas s'opposer aux plus récalcitrants, donc il fallait préparer les esprits. Dans La Morale du Coran, Draz expose cette analyse : « Cette haute sagesse législative, les infidèles du temps du Prophète ne l'avaient pas bien comprise.
{ C'est pourquoi le Coran ne lui-a-t-il (Mohammed) pas été envoyé d'un seul corps }[ Sourate 25 - Verset 32 ].
Le même verset qui rapporte cette objection poursuit en y apportant la réponse :
{ Nous (sous-entendu Allah) faisons ainsi, pour fortifier ton coeur }[ Sourate 25 - Verset 32 ].
Et dans un autre passage, nous lisons une seconde explication :
{ afin que tu l'enseignes aux hommes par étapes lentes et progressives }[ Sourate 17 - Verset 106]
De la même manière que les interdictions ont été imposées par étapes, les obligations ont été inculquées dans le temps. Et ceci comme exemple, le Prophète lui-même recommandait d'enseigner la prière à l'enfant dès l'âge de sept ans, bien que la prière ne fût obligatoire qu'à partir de la puberté. Il a permis en l'occurrence, de "taper" l'enfant, à partir de dix ans, si la persuasion n'obtenait pas un résultat satisfaisant.

Principe d'un enseignement selon les capacités intellectuelles et physiques des "apprenants".
Enseigner la science religieuse ou non, à un peuple aussi hétéroclite qu'était le peuple Arabe, nécessitait sans aucun doute de l'agilité et le la perspicacité, car il y avait des gens de tout âge, de toutes conditions sociale, intellectuelle, et physique, il fallait donc considérer tous ces paramètres pour rendre un enseignement adapté à chacun. Voici par exemple un hadith traduisant cette esprit :
Abou-Mas'oud El Ansari a dit :
« Un homme s'écria : « O Envoyé d'Allah, je puis à peine achever la prière, tant un tel nous la fait durer longtemps». Jamais dans un prône je n'ai vu le Prophèteentrer dans une colère plus violente que ce jour-là :
« O gens, s'écria-t-il, vous arriverez à faire déserter la prière. Que celui qui dirige les fidèles dans la prière, la leur rende légère, car il y a parmi eux des malades, des gens affaiblis et d'autres qui on des occupations ». [ Rapporté par Boukhari ]
Remarquons la méthode employé par le Prophète Mohammed quant aux remontrances ; bien qu'il connaissait l'identité du fautif, il ne l'a pas nommé pour ne pas l'humilier publiquement. L'autre souci du Prophète était de rendre accessible son enseignement. Et pour ce faire, il l'exposait le plus simplement possible, pour que le plus grand nombre de gens puisse en bénéficier.
C'est dans ce sens qu'il a dit :
« Calmez, n'effarouchez pas, simplifiez, ne compliquez pas »[ Rapporté par El Shaykhani ]
D'après Anas le Prophète a dit
« Rendez la voie facile et non difficile. Annoncez des choses agréables et n'effrayez pas votre auditoire » [Rapporté par Boukhari ]
Enfin, un autre point est à souligner, il s'agit de sa méthode d'enseignement ; pour ne pas être abandonné de son auditoire, il exposait son enseignement ou son sermon en les espaçant, car il lui répugnait de provoquer l'ennui.
Al Ghazali (XIIe siècle) a établi une liste de recommandations destinées au professeur, voici ce qu'il est dit au sujet de ce principe même :
« Que le professeur prenne en considération le niveau intellectuel de ses élèves, qu'il leur tienne des discours en harmonie avec leur intelligence ; il ne doit pas leur enseigner des sujets qui dépassent leur compréhension afin qu'ils ne prennent pas l'instruction en aversion (...). Il doit mettre à la portée de l'élève faible des choses claires qui lui conviennent et ne pas lui faire sentir sa faiblesse, car cela attiédira son désir de s'instruire et mettrait de la confusion dans son esprit. Il faut lui choisir des sujets faciles et abordables qui lui conviennent afin de ne pas lui fier une mauvaise impression, car une telle autosuggestion lui ferait du mal »
Hassan Amdouni nous dit que « toute l'éducation doit suivre l'évolution de l'enfant et être adaptée à son degré de maturation », suivant en cela le verset coranique où il est dit :
{ Allah ne charge nulle âme au-dessus de ses capacités. } [ Sourate 2 - Verset 286 ]

Principe de non contrainte
Un des principes fondamentaux qui ont régi la relation entre celui qui sait et celui qui ne sait pas (en matière religieuse), c'est bienl'éducation sans violence, sans contrainte, car on ne peut s'approprier la conscience de l'autre, on ne peut s'approprier sa pensée (bâtie ou non). La méthode prônée par l'islam via la Sunna et le Coran, est bien la non contrainte c'est ainsi qu'il est dit dans le Coran, et répété à plusieurs reprises :
{ Nulle contrainte ne doit avoir lieu en matière de foi }[ Sourate 2 - Verset 256 ]
Appliquons cela à l'enfant, il va sans dire que l'adulte ayant à sa charge l'éducation d'un enfant, peut se heurter à un refus exprimé par ce dernier, mais il ne peut en aucun cas lui imposer sa volonté par la violence (colère, coups physiques.), l'enfant n'en comprendrait pas plus le bien fondé de l'enseignement. Par conséquent, le seul moyen, à défaut d'être brutal, est d'une part l'éducation progressive, et d'autre part la douceur.

Principe de douceur et de patience

{ O Prophète ! c'est par la grâce d'Allah que tu es doux et débonnaire. Si tu étais violent et d'un cour endurci, ils se seraient détachés de toi. Sois donc indulgent pour eux, sollicite la clémence d'Allah en leur faveur, et consulte-les dans les affaires }[ Sourate 3 - Verset 159 ]
Cet extrait du Coran souligne en quelques sorte, les qualités élémentaires du bon éducateur ; la non-violence d'un côté (qu'elle soit physique ou psychologique), et la douceur de l'autre, et j'ajouterai la patience, car la patience permet un enseignement plus approfondi et plus suivi, car plus agréable pour l'une et l'autre des deux parties. Nous pouvons lire également dans le Coran que :
{ Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent (se comportent) avec modestie et douceur sur terre } [ Sourate 25 - Verset 33 ]
Seydou Cissé affirme que l'on exige (en islam) du professeur ces qualités :
« être patient avec ses élèves, avoir la maîtrise de soi, réprimer sa colère. Dans la philosophie de l'éducation musulmane est véhiculée cette idée : apprendre, c'est être patient. On n'apprend rien dans la précipitation ; apprendre, c'est suspendre pour un temps son jugement ».
Le Coran va dans ce sens puisqu'il évoque aussi la maîtrise de soi, la contenance de la colère, et condamne fortement l'élévation de la voix. Voici ce qu'il en est :
{ Allah n'aime pas qu'on élève la voix en propos injurieux. Il ne le tolère que si l'on est victime d'une injustice }[ Sourate 4 - Versets 148-149 ]
{ (O Prophète), recommande à mes serviteurs d'employer les paroles les plus douces ; autrement, Satan sèmerait la discorde parmi eux. Satan est pour l'homme un ennemi déclaré }[ Sourate 17 - Verset 53 ]
{ Cherche à modérer ton pas et à baisser un peu ta voix, rien n'est plus désagréable que le braiement de l'âne }[ Sourate 31 - Verset 19 ]
Pour conclure ce point, nous rapporterons une parole prophétique :
« La douceur, c'est la délicatesse, c'est l'abord facile, c'est la négation de la violence » « Toutes les fois qu'une chose est faite avec douceur, elle n'en est que plus belle »[ Rapporté par Ahmad, d'après Ibn Umar ]
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MessageSujet: Re: pour mina l'education des enfants.   Mer 11 Oct - 16:48

salem alekom wa rahmte allah.



Principe de répétition
Là encore, soucieux de se faire comprendre, le prophète Mohammed avait pour habitude d'utiliser la répétition en toutes occasions, principalement dans son prêche. D'autre part, chaque fois qu'il donnait un enseignement, il n'hésitait pas à formuler cette même question : « ai-je atteint le but (de me faire comprendre) ? Voici le hadith évoquant ce principe :
D'après Anas :
Chaque fois que le Prophèteprononçait des paroles, il les répétait 3 fois afin qu'on le comprît (mieux). Quand il se rendait chez quelqu'un et qu'il voulait le saluer, il le saluait 3 fois. »[ Rapporté par El Bukhari ]

Principe d'émulation
Dans le Coran, Allah invite les croyants à « rivaliser pour le meilleur », tout en faisant de leur mieux, ceci pour une amélioration constante de la société dans tous les domaines, que ce soit dans le domaine social, économique, ou moral, chacun devra pourvoir faire mieux que son frère, dans la limite de ses possibilités :
{ Chacun a sa direction préférée vers laquelle il se dirige, quant à vous, rivalisez pour le meilleur }[ Sourate 2 - Verset 148 ]
A une échelle plus réduite, à l'école ou au sein de la famille, l'émulation est aussi de rigueur, car d'après la pensée islamique, elle ne peut engendrer qu'un intérêt vif, pour l'objet de l'étude, par exemple, et un respect plus développé pour les congénères, les parents, ou les éducateurs, en général.

Principe de communication du savoir
D'après l'idéologie musulmane, toute connaissance est considérée comme sacrée, c'est à dire émanant directement de l'essence divine :
{ C'est Allah qui vous instruit, et Il est instruit en toute chose } [ Sourate 2 - Verset 282 ]
Le savoir est considéré par les musulmans comme une richesse incommensurable pour les êtres doués de raison que nous sommes. En allant à la poursuite de la science, l'individu se rapproche de l'univers, donc d'Allah . Par conséquent, faire obstacle à cette connaissance, est considéré comme un mal absolu. A cet égard Mohammed a dit :
« Quiconque cache une science à celui qui la cherche, aura comme punition une bride de feu dans sa bouche le jour du Jugement Dernier »
A titre d'exemple, cela pourrait s'appliquer au professeur éludant les questions de ses élèves, ou donnant délibérément de mauvaises informations, voulant ainsi s'approprier le savoir. Par conséquent, il est de rigueur de diffuser cette science en toute occasion, pour qu'un plus grand nombre de gens s'en imprègnent, et la diffusent à leur tour, ceci pour favoriser la culture musulmane ; un hadith évoque clairement ce sujet :

Omar a dit :
« J'étais moi et un Ansar, mon voisin, chez les Benou - Omayya-ben Zeid, tribu (du district) d'Aouali de Médine. Chacun de nous à tour de rôle, nous allions chez l'Envoyé d'Allah ; mon voisin y passait un jour et moi le suivant . Quand je descendais à Médine, je rapportais à mon voisin toutes mes informations de ce jour, révélations du Coran et autres choses. Quand c'était lui qui allait à la ville il agissait de même à mon égard (...) »[Rapporté par El Bukhari ]
Cette communication du savoir se justifie par d'autres raisons ; en diffusant le savoir, on responsabilise les êtres face leurs devoirs sociaux, moraux, religieux, car selon le célèbre adage français « nul n'est censé ignorer la loi ». Enfin, ce principe de diffusion, et de communication a pour rôle de renforcer les liens sociaux de la oumma ou communauté, de pousser à la réflexion collective. C'est ainsi qu'il est fréquent de voir des organisations de halakat ou réunions dans les mosquées, traitant principalement des questions religieuses (dogmatiques, scientifiques.) .
« Al Zarnougy considérait qu'une heure de discussion et de débat est plus profitable à un élève qu'un mois à apprendre par cour les connaissances.Ibn Khaldun disait qu'une des meilleures méthodes d'enseignement est le fait de délier la langue par la discussion et les débats autour des questions scientifiques » (...) [ Cité par Cissé ]

Principe d'équité
La législation de l'islam est entièrement fondée sur le principe de justice sans les rapports humains, et donc la justice non observée est fortement condamnée sans le Coran et dans les hadiths. A titre d'exemple, voici ce qu'il en est dit :
« Allah vous commande de restituer le dépôt à qui il appartient, et quand vous êtes appelés à juger entre les hommes, de le faire avec équité. C'est là une bonne éducation qu'Allah vous donne. Allah est tout ouïe et tout vue »
Tant le concept de justice est important, le Coran n'hésite pas à citer les différents cas de figures dans lesquels pourrait naître l'iniquité entre les hommes. Il est donc demandé au Prophète
« d'ordonner aux hommes de considérer la justice comme fondement de toutes leurs actions et d'observer toujours le droit, en dépit de tout obstacle, même à l'encontre de leurs propres personnes ou de celle de leurs proches, de ne jamais fuir la justice, même quand l'inimitié les oppose à autrui »[Cité par Al-Munadjid].
Cette prescription est exprimée dans de nombreux versets :
{ Vous qui croyez, observez strictement la juste mesure comme témoins d'Allah , même à l'encontre de votre personne, de celle de vos père et mère ou de celle de vos proches.Ne suivez pas la passion qui vous détournerait de la justice }[ Sourate 4 - Verset 35 ]
Quant aux rappels contre l'injustice, il est dit :
{ Nous promettons aux injustes un châtiment douloureux }[ Sourate 25 - Verset 37 ]
ou bien
{ Allah n'aime point les injustes }[ Sourate 3 - Verset 57 ]
Dans un hadith quodsi il est dit :
« O mes serviteurs, j'ai fait de l'injustice un péché pour moi-même comme pour vous dans vos rapports réciproques. Ne soyez plus injustes les uns envers les autres. » [ Rapporté par Muslim ]
Suite à cette énumération globale des passages relatant de l'injustice sociale, une spécificité a été soulevée, car jugée importante ; il s'agit du sentiment ou de la démonstration d'injustice à l'encontre des enfants. Dans un hadith, on lit :
"Craignez Allah et soyez justes envers vos enfants" [ Rapporté par El Bukhahri et Muslim ]
Nous développerons ce point un peu plus loin.

Principe de respect
Ce principe doit être établi dans la relation à l'autre en toute circonstance, et sans retenu ; que ce soit pour celui qui recherche le savoir, et ceci sans distinction du statut de l'individu (pauvre ou riche, enfant ou adulte, noir ou blanc), ou bien pour celui qui détient la science et qui la diffuse (les parents, les imams, les enseignants, les éducateurs en général). C'est ainsi que nous pouvons lire dans le Coran :
{ O Messager, divulgue ce que ton Maître t'a révélé. Ne repousse point celui qui t'interroge, et répands (la science que tu as reçue par la grâce de ton Maître) }[ Sourate 93 - Versets 10-11 ]
Les versets qui vont suivre, attribuent une grande importance au respect que chaque musulman se doit de démontrer aux hommes de science. Ainsi est condamné le fait de couvrir délibérément la voix de ceux qui prêchent ou qui enseignent :
{ Croyant, ne couvrez jamais de votre voix celle du Prophète (...) }[ Sourate 49 - Versets 2-4 ]
Il est recommandé de faire de la place (dans un cercle d'étude par exemple aux nouveaux arrivants [ceux qui veulent apprendre], c'est là une marque de bienvenue et de mise en confiance, il est également recommandé de se lever (devant l'enseignant), marque de profond respect pour celui qui détient la sagesse :
{ Croyants lorsqu'au cours d'une réunion on vous dit : « Faîtes de la place », faîtes-en. Allah vous donnera un espace immense (dans le ciel). Lorsqu'on vous commande de vous lever, levez-vous }[Sourate 58 - Verset 2 ]
Enfin, il est recommandé aux apprenants de demander la permission au mu'allim ou enseignant de quitter le cercle d'étude, par égard pour lui et pour les autres :
{ Les vrais fidèles sont ceux qui (.) s'étant rassemblés avec le Prophète dans une réunion d'intérêt commun, ne le quittent qu'après lui en avoir demander l'autorisation } [ Sourate 24 - Verset 62 ]
Un autre point nous semble important à signaler ; c'est le rejet de la moquerie par le Coran. En effet, un enseignant peut très bien faire ouvertement des railleries intempestives à ses élèves ou à un élève en particulier, les mettent ainsi dans l'embarras. Voici ce qu'on peut y lire sourate 49, verset 11 :
{ Croyants, que les hommes ne se moquent point les uns des autres : il se peut que ceux qui font l'objet de vos railleries soient mieux que leurs calomniateurs (...) }[ Sourate 49 - Verset 11 ]
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MessageSujet: Re: pour mina l'education des enfants.   Jeu 12 Oct - 18:59

:oops: salem alekom.

Par Al-Imâm al-Faqîh Abî al-Layth Naçr Ibn Muhammad al-Hanafî as-Samarqandî - [373 H]

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm,

Al-Faqîh [as-Samarqandî] Abû al-Layth (rahimahullâh) a dit [...] Abû Hurayra (radhiallâhu ’anhu) a dit que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Le père doit à l’égard de son enfant trois devoirs : Lui choisir un bon nom, lui enseigner le Livre [al-Qor’ân] dès qu’il atteint l’âge de raison, le marier dès qu’il atteint l’âge de la puberté. » [1]

Il est rapporté qu’un homme est venu à ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) avec son fils et lui dit : C’est mon fils et il est ingrat avec moi. ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) dit au fils : « Ne crains-tu pas Allâh avec cette ingratitude à l’égard de ton père ? Le père a un droit comme cela, et un droit comme cela. » L’enfant répondit : « Ô Prince des croyants ! L’enfant n’a t-il pas de droit sur son père ? » Il [’Oumar] répondit : « Oui. Il a sur son père le droit de choisir sa mère qui doit être digne d’éloges, cela veut dire, de ne pas se marier avec une femme infâme afin que l’enfant ne soit pas déconsidéré dû à cette femme. » Et il dit encore : « Lui choisir un bon prénom et lui enseigner le Livre [al-Qor’ân]. » Et le fils de répondre : « Par Allâh ! Il n’a pas choisit [une bonne] mère, certes elle n’est qu’une esclave parmi les « Sind » [sindiyah] qu’il a acheté pour 400 dirhâms, il ne m’a pas donné un beau prénom, car il m’a appelé « Djou’alân » qui indique le « scarabée », et il ne m’a pas enseigné un seul verset du Livre d’Allâh. » Alors ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) se tourna vers le père et lui dit : « Tu dis : Mon fils est ingrat à mon égard, alors que c’est toi qui a été ingrat avant qu’il le soit ! Repart. »

Al-Faqîh (rahimahullâh) a dit : J’ai entendu mon père raconter de Abû Hafs al-Iskandarânî, qui était parmi les savants de Samarqand, qu’un homme vint à lui et lui dit : « Mon fils m’a battu et il m’a fait mal. » Il dit : « Subhâna-LLâh ! L’enfant qui bat son père ? » L’homme de répondre : « Oui, il m’a battu et m’a fait mal. » Il [Abû Hafs] lui dit : « Est-ce que tu lui as enseigné la politesse [al-Adab] et la science ? » L’homme lui dit : « Non. » Il lui demanda encore : « Et est-ce que tu lui as enseigné le Qor’ân ? » L’homme lui dit : « Non » Il [Abû Hafs] lui dit : « Que fait-il dans sa vie ? » Il répondit : « L’agriculture » Il lui dit : « Mais sais-tu pourquoi est-ce qu’il t’a battu ? » Il lui répondit : « Non ». Et c’est là [que Abû Hafs] lui dit : « Il se peut alors qu’il soit sortit un matin cultiver ses champs, assis sur son âne, ses bœufs tenus entre ses mains et les chiens derrière lui, lui qui ne connaît pas le Qor’ân, et que tu te sois opposé à lui à ce moment, et qu’il t’es prit pour une vache, et c’est la raison pour laquelle il t’a battu, tu devrais certes remercier Allâh qu’il ne t’ait pas brisé la tête ! »

Selon Thâbit al-Banânî (rahimahullâh) a dit : Il est rapporté qu’un homme battait son père à un endroit sensible, on lui a dit : « Pourquoi le frappes-tu à cet endroit ? » Et le père répondit : « Eloignez-vous de lui, car moi-même je battais mon père à ce même endroit, ainsi j’ai eu l’épreuve d’être battu par mon fils au même endroit, c’est pour cela qu’il n’a pas de reproche. »

Certains sages [Hukamâ] ont dit : « Celui qui désobéit à ses pères et mères, ne sera pas content de ses enfants, celui qui ne demande pas conseil à autrui, arrivera difficilement à ses objectifs, et celui qui n’arrivera à rien, sa joie de vivre se dispersera. »

Il est rapporté de Ach-Cha’bî que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Qu’Allâh accorde la miséricorde à un père qui a aidé son fils à lui être obligeant. » [2] Cela veut dire : qui ne lui commande pas de faire des choses qui pourrait le pousser à lui désobéir.

Il est rapporté qu’un des vertueux [as-Salihîn] n’ordonnait pas de chose à son fils ; et lorsqu’il fut interrogé sur cela, il répondit : « Je crains pour mon fils, que si je lui ordonne de faire quelque chose, qu’il me désobéisse, et que pour cela il méritera le feu, or moi je ne brûle pas mon fils dans le feu. »

Et il est rapporté de Khalaf Ibn Ayoûb un récit identique.

Al-Fudhayl Ibn ’Iyâdh (rahimahullâhu ta’âla) a dit : « La parfaite bonté se situe dans :

* la piété envers les parents

* le maintien des liens de parenté

* le fait d’honorer ses frères

* le bon comportement avec sa famille, ses enfants et ses serviteurs

* l’acquisition de sa religion

* la bonne acquisition de son argent

* le fait de dépenser [cet argent] avec bienfaisance

* le fait de retenir sa langue

* le fait de se tenir chez soi, ce qui veut dire, de marquer de l’intérêt pour son travail tout en évitant l’assise avec des gens qui manque de réserve [Ahl al-Fadhoûl]

Il est rapporté que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Quatre choses font partie de ce qui constitue le bonheur d’une personne :

* Une femme vertueuse

* Un enfant obligeant

* Un compagnon vertueux

* Et d’acquérir ce qui constitue sa subsistance dans son pays. [3]

[...]

Il est rapporté d’après Abî Hurayra (radhiallâhu ’anhu) que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Lorsque l’adorateur [d’Allâh] meurt, son action s’interrompe excepté trois choses : une aumône courante, ou une science utile, ou un enfant vertueux qui implore le bien pour lui. » [4] [5]

[1] Rapporté par al-Asbahânî dans « al-Targhîb wal-Tarhîb » - Hadîth très faible. Voir du SHeikh al-Albânî « Dha’îf al-Djâmi’ -n°2734 »

[2] Hadîth faible - Voir du SHeikh al-Albânî « Dha’îf al-Djâmi’ - n°3118 » et « as-Silsila adh-Dha’îfa - n°1946 » Et la vérification de ce hadîth par al-Hâfidh al-’Irâqî dans « al-Ihyâ » qui le considère d’une chaîne de transmission faible

[3] Hadîth très faible - Voir du SHeikh al-Albânî « as-Silsila adh-Dha’îfa - n°759 »

[4] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwoud - n°2504 »

[5] Kitâb « Tanbiyyah ul-Ghâfilîn » de L’Imâm as-Samarqandî, p.130-132
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