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ElChouraqi
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MessageSujet: A LIRE...   Ven 13 Oct - 12:57

INTERVIEW DE TARIQ RAMADAN(suite aux menaces de mort de Mr REDECKER)
Entretien avec le Point
jeudi 12 octobre 2006, par Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy : Tout en dénonçant les appels au meurtre de Robert Redeker, vous parlez de « provocation » et évoquez le développement de « l’islamophobie ». Est-il opportun de discuter la pertinence d’un texte quand son auteur est menacé ? Dire que « le prof doit être libre d’écrire ce qu’il veut mais », n’est-ce pas déjà admettre qu’il ne l’est pas ? Bref, si vous condamnez le crime - l’appel au meurtre- lui trouveriez-vous des circonstances atténuantes ?

Tariq ramadan : Ma condamnation de l’appel au meurtre est absolue comme elle le fut dans le cas de Salman Rushdie et comme elle l’a été aussi après le passage à l’acte dans le cas de Théo van Gogh en Hollande. Il n’y a ni justification ni circonstance atténuante.
Rappeler des principes fondamentaux, exprimer une condamnation sans équivoque n’impliquent néanmoins pas de simplifier les données du problème et n’interdit nullement de juger de la qualité d’une réflexion ou d’un texte qui en est la cause. Robert Redeker est libre de dire ce qu’il veut, je l’ai dit et répété. Je suis néanmoins en droit de dire que son texte est approximatif, grossier par moment haineux et raciste, bref très mauvais. On y sent, du début à la fin, la volonté de provoquer et de choquer stupidement. Nous vivons une période très sensible, les esprits s’échauffent vite et on ne peut pas, si l’on veut engager un débat de fond avec l’univers de l’islam, ne pas tenir compte de cette situation. Le texte de Redeker est en ce sens tout à fait contreproductif. Quant à l’islamophobie, j’ai toujours dit qu’il fallait être prudent avec l’usage de ce mot. Il y a des questions et des critiques que chacun est en droit de formuler vis-à-vis de l’islam et des musulmans : il ne s’agit pas d’islamophobie et ces derniers doivent répondre. Il y a néanmoins des propos haineux et racistes et il faut les dénoncer pour ce qu’ils sont : les propos de Redeker sont de cette nature.


Le droit à la provocation et au blasphème est inscrit dans le code génétique de l’Occident. La satire et la polémique aussi. Peut-être serait-il préférable d’avoir sur l’islam un « débat raisonnable » mais c’est une liberté fondamentale de l’attaquer. A charge pour les Musulmans de répondre aux attaques sur le fond. Au moment où vous appelez les Européens à former un « nous » avec leurs concitoyens musulmans, peut-être faut-il les sommer de se placer clairement du côté des Lumières. Quel « nous » pouvons nous former sur le renoncement à nos principes ?

Pour se distinguer d’un univers fantasmé de l’islam, certains intellectuels et journalistes redéfinissent les principes de l’Occident de façon caricaturale et, au fond, tout à fait erronée. Certes la provocation et le blasphème font partie de l’univers culturel européen mais la liberté d’expression n’y a jamais été absolue. Des lois limitent l’expression du racisme, de l’antisémitisme - et parfois du négationnisme - de même qu’il existe une psychologie collective dans chaque société qui façonne une sensibilité commune que les citoyens respectent intuitivement parce qu’elle permet leur cohésion nationale. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun individu sensé, en Europe, de se moquer de la souffrance du peuple juif. Il est bon que l’on ait cette précaution, cette pudeur intellectuelle, quand on touche à la sensibilité des gens. Il ne s’agit pas d’autocensure mais de dignité dans l’usage que l’on fait de ses droits. Certains propos peuvent être légaux mais stupides ou insultants et s’entêter à promouvoir la stupidité ou l’odieux au nom du droit que l’on a à pouvoir le faire n’est pas très raisonnable et ne présage rien de bon pour nos démocraties. Il ne s’agit pas d’être moins soi-même mais simplement, et humblement, de mieux savoir qui est autrui.


Le Point/ Justement, il y a des lois. Ce qui est en cause n’est pas la pertinence de Redeker mais l’appel à la violence. Si la liberté d’expression ne bénéficie pas aux idées scandaleuses, elle n’a pas de sens.
Je ne cesse de répéter que les musulmans devaient prendre une distance intellectuelle critique, comprendre leur société et s’opposer aux réactions émotives et violentes tout à fait disproportionnées. Ils doivent répondre par une réflexion argumentée. Observez la très grande majorité des instances et des intellectuels musulmans en Occident et dans le monde, c’est bien ce qu’ils ont essayé de faire. Que la violence et l’excès d’une infime minorité bruyante et menaçante ne vous trompe pas sur l’attitude de la très grande majorité. Ce n’est point encore suffisant mais les choses évoluent.

On vous reproche souvent de faire de la politique, mais la politique suppose le courage d’aller contre sa base. Votre popularité vous confère-t-elle la responsabilité de dire les choses qui fâchent ?
Un intellectuel engagé fait forcément de la politique et je revendique aussi cette fonction. J’appelle sans cesse les musulmans au devoir d’autocritique, ce qui me vaut d’être très critiqué, voire dénoncé comme « vendu » à l’Occident auquel j’essaierais de plaire en trahissant l’islam. Je dis beaucoup de choses qui fâchent notamment sur les littéralistes, les extrémistes, la violence, le statut des femmes, les dictatures, etc. Mon but est de faire évoluer les mentalités en restant fidèle aux principes auxquels adhèrent les croyants musulmans et je peux vous dire que les choses ont bougés depuis quinze ans

Justement, peut-être faut-il renoncer à certains principes ! Vous avez préconisé un « moratoire » la lapidation. Il est clair que vous n’êtes pas pour la lapidation mais si vous devez prendre tant de précautions, peut-être y a-t-il un problème. Est-il possible de dire clairement que, les circonstances historiques ayant changé, certaines parties du Livre doivent être déclarées « caduques » ? Avez-vous peur d’être la cible d’extrémistes ?
On ne fait pas évoluer les mentalités à coup de condamnation unilatérale et je suis surpris de la surdité française à mon argumentation (mon appel n’a pas du tout été reçu ainsi dans les autres pays occidentaux). J’ai appelé à un moratoire sur la peine de mort, la lapidation et les châtiments corporels en interpellant le monde musulman à partir de ses propres références islamiques et appelant à la cessation immédiate de ces pratiques. Les opinions évoluent : le mufti d’Egypte, puis des savants en Jordanie, au Maroc, en Indonésie, au Pakistan ont soutenu cette approche. Vous comprenez qu’Amnesty International appelle à un moratoire sur la peine de mort dans les Etats américains où la peine de mort est appliquée : ils veulent faire évoluer les esprits en commençant par faire cesser la pratique. Pourquoi délégitimer cette approche dans le monde musulman ?

A chaque fois que quelqu’un associe « islam » et « violence », tout le monde pousse de hauts cris. Certes, il est compréhensible que des millions de Musulmans pacifiques refusent d’être rangés dans le camp de la terreur. Mais rappelons qu’aujourd’hui ce ne sont pas les Américains qui tuent en Irak, que ce ne sont pas les Français qui ont tué depuis 1991 en Algérie, que ce n’est pas le président polonais qui appelle à la destruction d’Israël.... Pouvez-vous vous interroger sur la part de réalité que recèle cette assimilation ?
Ce n’est pas l’association de l’islam avec la violence qui fait problème mais l’affirmation que l’islam est intrinsèquement violent et ne peut produire que de la violence. Ce glissement justifie toutes les exclusions et tous les racismes.
Cela étant, il est évident que les musulmans doivent tenir un discours clair sur la violence que certains justifient en leur nom et c’est ce que font les savants et intellectuels musulmans de même que par les instances religieuses à travers le monde. Oui, il y a des musulmans qui justifient par l’islam le fait de pouvoir tuer des civils et des innocents. Mais à force de demander aux musulmans de condamner à répétition, de les mettre dans une constante posture défensive on n’avance pas. Il n’y aucun dialogue mais simplement la perception d’un tribunal permanent.

Mais il n’y a pas que des savants et des intellectuels raisonnables. Et nombre d’Européens ont le sentiment, pour leur part, d’être sans cesse mis en accusation par leurs concitoyens musulmans. Et le ressassement d’un discours victimaire ne fait pas avancer les choses non plus. Les ratés de l’intégration ne peuvent pas être seulement imputés à l’autre. ET si l’Europe lâche sur ses principes, tout le monde y perdra, y compris les Européens issus de l’immigration.
C’est vrai qu’il n’y a pas que des savants et des intellectuels raisonnables mais l’immense majorité a prouvé ces derniers temps qu’elle l’était. Je suis un virulent critique du discours victimaire et je pense que les musulmans comme tous les citoyens doivent se prendre en charge. Mais il y a des revendications légitimes qui doivent être entendues et que l’on ne peut pas disqualifier parce qu’il serait celui des victimes. Les citoyens des banlieues qui affirment être traités comme des sous-citoyens jamais vraiment français ont raison dans bien des cas : ils ne se « plaignent » pas, ils demandent justice. Par ailleurs, qui demande à ce que l’ « Europe lâche quoi que ce soit » ? Quelques cas (une dizaine) ne résument pas la réalité de millions de musulmans qui respectent les lois, débattent raisonnablement des questions qui les touchent. Alors qu’ils sont depuis longtemps intégrés, on leur répète jusqu’à l’overdose qu’ils doivent s’intégrer encore. Le problème, c’est que l’égalité devant la loi n’est pas respectée. Les citoyens de confession musulmane respectent quasi unanimement les lois mais ils subissent des discriminations au faciès, des entorses à l’autonomie du religieux, des propos racistes non condamnés.

On n’en sort pas ! Qu’une majorité de Musulmans respecte la loi ne change rien au fait que les populations issues de l’immigration sont surreprésentées dans les prisons. Les images de gamins brûlant des écoles maternelles ne vont pas diminuer les stupides préjugés racistes des employeurs ou des propriétaires.
Votre analyse est un peu courte et on est très proche des thèses du Front National. Ils seraient délinquants parce que d’origine immigrée. Il se trouve que proportionnellement la majorité des habitants des banlieues sont « issus de l’immigration » et qu’ils n’ont pas choisi d’être enfermés dans des ghettos sociaux. Changer leurs conditions de vie, vous changerez la population carcérale. Nous avons besoin de nouvelles politiques sociales pas de discours essentialistes sur la religion et la culture des détenus. Sur un plan plus général, j’ai toujours appelé les citoyens musulmans à respecter la loi et à revendiquer, au nom de leurs devoirs et de leurs droits, leur place dans leur société. C’est ainsi qu’ils obtiendront la normalisation de l’islam comme religion française et européenne.

Le Point/ A condition qu’ils acceptent parallèlement un sérieux aggiornamento. Dont le meilleur signe pourrait être de tolérer la critique, même violente et injuste. Personne ne gagnera rien à une affaire Rushdie tous les six mois !
Raison pour laquelle il y a une responsabilité partagée : les musulmans doivent entendre la critique. Mais l’invitation au débat critique n’aboutira jamais si celui-ci se résume à des attaques grossières.

Pour des raisons de place, l’entretien est paru écourté dans le Point le 5 octobre 2006.
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ElChouraqi
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:08

Jamel Debbouze indésirable à Alger
L'acteur était absent de l'avant-première à Alger du film «Indigènes» pour cause de refus de visa • Il se voit reprocher de soutenir le Maroc et de connaître personnellement le roi Mohammed VI •
Par José GARCON
LIBERATION.FR : Mercredi 11 octobre 2006 -

Cela ressemble à une mauvaise blague : Jamel Debbouze absent de l'avant-première à Alger du film «Indigènes» pour cause de refus de visa. Depuis samedi, c'est une désespérante réalité : les autorités algériennes ont bien refusé un visa à l'acteur qui l'avait demandé il y a une bonne dizaine de jours.

Ce refus a été confirmé à Paris par Jean Bréa le producteur du film et à Alger par Caroline Aymard, l'attaché de presse d'Unifrance. Les Algérois, qui se bousculaient samedi soir à l'Algeria, l'une des plus grandes salles de cinéma de la capitale, pour assister à la projection n'ont pu ainsi apercevoir ni Jamel Debbouze ni Samy Naceri qui n'a pas fait le déplacement.

Si l'absence de ce dernier est dûe officiellement à des «problèmes familliaux de dernier moment», on ne peut exclure qu'il s'agisse d'un acte de solidarité avec Jamel Debbouze. Au bout du compte, seuls le réalisateur Rachid Bouchareb et Jean Bréa se trouvaient à Alger pour cette avant-première. Ni l'un ni l'autre n'ont commenté cette affaire, le producteur se bornant à confirmer que les autorités algériennes n'avaient fourni aucune explication. Depuis quelques jours, il était patent que Debbouze n'était pas bienvenu, même si les administrations algériennes concernées étaient aux abonnés absents.

Le quotidien francophone El Watan rapportait, dimanche, que les ministères des Affaires étrangères et de la Culture avaient refusé de répondre à ses questions, tandis que le consulat d'Algérie à Paris était «injoignable».Ce silence embarrassé ne change rien à une affaire qui, ébruitée, devient des plus génantes pour les autorités algériennes et la ministre de la culture Khalida Toumi, très connue en France pour ses prises de position en faveur de la démocratie pendant la guerre civile de la décennie 90. `

Comment justifier en effet que soit déclaré persona non grata à Alger un comédien qui est non seulement trés connu et aimé par les Algériens mais qui est aussi l'un des acteurs principaux et des initiateurs d'un film rendant hommage au sacrifice des «Indigènes» dans l'armée française ? Surtout quand les raisons du refus de visa de Jamel Debbouze sont un secret de polichinelle.

Le comique d'origine marocaine se voit en effet reprocher de soutenir le...Maroc dans le conflit du Sahara Occidental, d'avoir ses entrées auprès du roi Mohammed VI et d'avoir eu le mauvais goût de se marier en grande pompe à Marrakech ! Les autorités algériennes auront du mal à convaincre du contraire compte tenu de la campagne virulente lancée sur ces thèmes il y a quelques mois à Alger contre Jamel Debbouze.

Dimanche, le quotidien El Watan commentait cette affaire en se demandant «pourquoi les autorités marocaines n'ont pas fermé les portes devant les chanteurs Khaled et Mami qui font un tabac à Casablanca, Rabat et Marrakech»? Et d'ajouter: «Faut-il exiger de toutes les célébrités qui veulent venir en Algérie de montrer patte blanche sur le dossier sahraoui avant de leur accorder un visa?».
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:14

J'y crois pas que c'est dû au fait qu'il soit proche du roi, c'est du n'importe nawak et encore un fantasme de journaliste, sinon pkoi le gouvernement algérien enverrait des ministres au maroc un exemple parmi d'autre, mais si ca permet de faire de la vente de journaux et d'alimenter une polémique.
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:16

Le chef d'état-major de l'armée britannique demande le retrait de ses troupes d'Irak!!!!
LEMONDE.FR avec Reuters | 13.10.06 | 08h40 • Mis à jour le 13.10.06 | 09h06

Le vent de lassitude qui s'est emparé de la Grande-Bretagne à propos de l'intervention en Irak gagne désormais le sommet de sa hiérarchie militaire. Dans un entretien paru dans l'édition du vendredi 13 octobre du Daily Mail, le chef d'état-major de l'armée britannique, le général Dannatt, estime que la présence des forces britanniques en Irak n'est pas seulement inutile, mais pire encore, qu'elle aggrave les problèmes de sécurité dans ce pays. Il préconise en conséquence leur retrait rapide.
Cette présence militaire est de plus en plus remise en question outre-Manche par une opinion publique gagnée par l'incompréhension, au vu d'un bilan humain toujours plus lourd, et en l'absence flagrante de progrès sur le terrain. La Grande-Bretagne a perdu en Irak 119 de ses soldats. La baisse de popularité de Tony Blair, allié indéfectible de George Bush, condamné à se retirer d'ici à un an de son poste de premier ministre, a préparé le terrain pour une réelle remise en cause de l'intervention en Irak. "L'intention initiale était de mettre en place une démocratie libérale qui serve d'exemple pour la région, qui soit pro-occidentale et qui puisse avoir un effet bénéfique sur l'équilibre au Proche-Orient. C'était notre espoir, et quant à savoir si c'était un espoir raisonnable ou naïf, l'histoire en jugera. Je ne crois pas que nous soyons en train de réaliser ça. Je crains que nous ne devions réviser à la baisse notre ambition", déclare dans l'interview le général Dannatt, qui porte là un coup dur aux ambitions affichées par Tony Blair.


Sortant de la réserve généralement attendue de militaires en exercice, le général Dannatt, qui a pris ses fonctions à la tête de l'état-major en août, a laissé entendre que les 7 000 soldats britanniques déployés en Irak n'étaient plus les bienvenus. "La campagne militaire que nous avons menée en 2003 consistait de fait à enfoncer la porte. Si nous bénéficiions d'un certain consensus au début, il s'est transformé en simple tolérance et, ensuite, en grande partie, en intolérance. C'est un fait", souligne-t-il. Le général estime, en outre, que la présence militaire britannique en Irak aggrave également l'insécurité ailleurs dans le monde. "Je ne dis pas que les difficultés que nous connaissons dans le monde entier découlent de notre présence en Irak mais il ne fait aucun doute que notre présence en Irak les exacerbe", a-t-il déclaré au Daily Mail.


LA DÉMOCRATIE EN IRAK, UNE "NAÏVETÉ"


Le général Dannatt critique aussi le manque de préparation de l'après-guerre par la coalition sous commandement américain. "Je pense que l'histoire montrera que les préparatifs pour la période succédant à la première phase de combats, réussie, étaient insuffisants, et davantage fondés sur de l'optimisme que sur une planification raisonnée", dit-il.


Alors que le général se demande si le rêve du premier ministre d'instaurer une démocratie libérale en Irak n'est pas pure "naïveté", Downing Street ne démord pas de sa position officielle et estime toujours rendre un service au peuple irakien. Une porte-parole du cabinet Blair a publié, en réponse à l'interview du général Dannatt, un communiqué auquel le ministère de la défense a fait écho. "Il est important que les gens se souviennent que nous sommes en Irak à la demande expresse du gouvernement irakien démocratiquement élu, afin de le soutenir dans le cadre du mandat défini par une résolution de l'ONU", souligne le 10, Downing Street. Tony Blair avait déclaré par le passé que les forces britanniques devraient rester en Irak jusqu'à ce que le gouvernement irakien soit en mesure de se charger de la sécurité.

Une inflexibilité qui dépasserait presque celle de George W. Bush. Mercredi 11 octobre, à un mois des élections de mi-mandat, le président américain s'est dit prêt à réajuster la stratégie de Washington en Irak.
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:23

Quoi !!! :shock: :shock: :shock: les américains nous auraient encore menti, purée et moi qui croyait que ces sauvages d'arabes irakiens découvriraient enfin la démocratie du plus grand pays démocratique du monde(ne me faites pas :rire: ) quelle grosse arnaque et connerie, plus de 650000 morts pour cette énorme escroquerie et en plus on trouve de très gros connards de politicien en France pr dire que c'était une bonne chose tant que eux ne sont pas touchés ils trouveront ca tjrs bien!!!!!!
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:23

Medromi a écrit:
J'y crois pas que c'est dû au fait qu'il soit proche du roi, c'est du n'importe nawak et encore un fantasme de journaliste, sinon pkoi le gouvernement algérien enverrait des ministres au maroc un exemple parmi d'autre, mais si ca permet de faire de la vente de journaux et d'alimenter une polémique.

je pense pas que jamel debbouze ait eu un refus de visa par rapport à ses relations avec son roi !!
Mais pour sami nacéri, il aurait pu faire un effort ...
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:26

Djezeria a écrit:
Medromi a écrit:
J'y crois pas que c'est dû au fait qu'il soit proche du roi, c'est du n'importe nawak et encore un fantasme de journaliste, sinon pkoi le gouvernement algérien enverrait des ministres au maroc un exemple parmi d'autre, mais si ca permet de faire de la vente de journaux et d'alimenter une polémique.

je pense pas que jamel debbouze ait eu un refus de visa par rapport à ses relations avec son roi !!
Mais pour sami nacéri, il aurait pu faire un effort ...

Pour nacéri tu crois que c'est aussi un refus de visa ? Dans l'article il est dis qu'il n'a pas fait le déplacement, je t'avoue que je n'ai pas suivi l'affaire.
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:28

Medromi a écrit:
Djezeria a écrit:
Medromi a écrit:
J'y crois pas que c'est dû au fait qu'il soit proche du roi, c'est du n'importe nawak et encore un fantasme de journaliste, sinon pkoi le gouvernement algérien enverrait des ministres au maroc un exemple parmi d'autre, mais si ca permet de faire de la vente de journaux et d'alimenter une polémique.

je pense pas que jamel debbouze ait eu un refus de visa par rapport à ses relations avec son roi !!
Mais pour sami nacéri, il aurait pu faire un effort ...

Pour nacéri tu crois que c'est aussi un refus de visa ? Dans l'article il est dis qu'il n'a pas fait le déplacement, je t'avoue que je n'ai pas suivi l'affaire.

d'après ce que j'ai pu lire, non c pas un refus de visa .. soit disant des problèmes familiaux ..mon oeil !!! c de la solidarité pour son pote debbouze !!!
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:39

Djezeria a écrit:
Medromi a écrit:
J'y crois pas que c'est dû au fait qu'il soit proche du roi, c'est du n'importe nawak et encore un fantasme de journaliste, sinon pkoi le gouvernement algérien enverrait des ministres au maroc un exemple parmi d'autre, mais si ca permet de faire de la vente de journaux et d'alimenter une polémique.

je pense pas que jamel debbouze ait eu un refus de visa par rapport à ses relations avec son roi !!
Mais pour sami nacéri, il aurait pu faire un effort ...

pkoi pas? après tout c sujet sensible, le Sahara et Djam est un grand ami du Roi... c possible et je ne vois pas d'autre raison...
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:42

ElChouraqi a écrit:
Djezeria a écrit:
Medromi a écrit:
J'y crois pas que c'est dû au fait qu'il soit proche du roi, c'est du n'importe nawak et encore un fantasme de journaliste, sinon pkoi le gouvernement algérien enverrait des ministres au maroc un exemple parmi d'autre, mais si ca permet de faire de la vente de journaux et d'alimenter une polémique.

je pense pas que jamel debbouze ait eu un refus de visa par rapport à ses relations avec son roi !!
Mais pour sami nacéri, il aurait pu faire un effort ...

pkoi pas? après tout c sujet sensible, le Sahara et Djam est un grand ami du Roi... c possible et je ne vois pas d'autre raison...

le sahara et djam ?? Tu peut developper s'il te plait, je voit pas ...
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:44

ben c tendu entre DZ et M6 à cause du Sahara Occidental, et Djam est poto avec M6.
fhamti? :mdr:
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 13:48

ElChouraqi a écrit:
ben c tendu entre DZ et M6 à cause du Sahara Occidental, et Djam est poto avec M6.
fhamti? :mdr:


ah ben ué jsuis bête 'le polizario' !! merci :pour:
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Ven 13 Oct - 15:08

Publication du dernier article d'Anna Politkovskaïa

AP | 12.10.06 | 14:12


MOSCOU (AP) -- La "Novaïa Gazeta" a publié jeudi l'article inachevé sur lequel travaillait Anna Politkovskaïa lorsqu'elle a été assassinée à Moscou. Un article sur la torture en Tchétchénie, accompagné de photos tirées d'une vidéo semble-t-il réalisée par les auteurs mêmes de ces tortures.
L'article décrit les méthodes employées par les forces de sécurité tchétchènes pro-russes contre les personnes soupçonnées de terrorisme. Quatre photos reproduites dans le journal sont accompagnées des commentaires des tortionnaires expliquant combien il est difficile de tuer les victimes.
"Combattons-nous par des moyens légaux les hors-la-loi, ou les assaillons-nous avec notre propre méthode hors-la-loi?", écrit la journaliste.
Anna Politkovskaïa reprend également le témoignage d'un Tchétchène extradé d'Ukraine vers Grozny, où il a été pendu par les mains et pieds, frappé, soumis à la torture par l'électricité et étouffé dans un sac sur la tête.
"Quant les procureurs et juges travaillent non pas pour la loi et pour punir les coupables, mais obéissent à des ordres politiques afin de remplir des objectifs anti-terroristes qui plaisent au Kremlin, les affaires criminelles se multiplient donc à l'infini", ajoute la journaliste.
La semaine avant d'être assassinée, Anna Politkovskaïa avait expliqué à Radio Liberté qu'elle travaillait sur la torture, et qu'elle était témoin dans des enquêtes criminelles sur la torture en Tchétchénie. AP

source : nouvel obs
http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20061012.FAP7614.html?1216
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Jeu 19 Oct - 11:42

Bush admet un parallèle avec le Vietnam

S'il a reconnu la récente multiplication des attaques d'insurgés irakiens, lancées en plein contexte électoral aux Etats-Unis, il refuse toujours tout "retrait prématuré".

Mercredi, un éditorial du New York Times a comparé cette hausse des violences en Irak à l'offensive du Têt, en janvier 1968, tournant de la guerre du Vietnam.

- le 19/10/2006 - 09h50

C'est la première fois qu'il admet une telle comparaison, jusqu'à présent farouchement refusée par son gouvernement : George W. Bush a reconnu mercredi une analogie possible entre la guerre en Irak et la guerre au Vietnam. Déclaration laconique mais potentiellement désastreuse faite sur la chaîne de télévision ABC : interrogé sur un éditorial de Thomas Friedman qui, dans le New York Times, comparait les attaques contre les forces américaines et irakiennes à l'offensive du Têt, le président américain a déclaré : "Il pourrait avoir raison". Et d'expliquer lui-même : "le niveau de violence s'est certainement élevé, et nous allons vers des élections" - en l'occurrence, le renouvellement du Congrès le 7 novembre.

L'offensive du Têt, menée par le Vietcong et l'armée nord-vietnamienne contre les troupes sud-vietnamiennes et américaines à partir de janvier 1968, s'était soldée par ce qui peut être considéré comme une lourde défaite militaire pour les forces communistes. Mais elle passe aussi pour une victoire psychologique considérable pour elles et un tournant dans la guerre. Comme l'actuelle flambée de violence en Irak, elle avait eu lieu sur fond de débat électoral. Et dans sa tribune, Thomas Friedman a précisément noté que les "jihadistes" redoublent les attaques pour tirer le plus grand profit de l'actuel contexte électoral américain.

"Nous ne dirons pas : courage, fuyons"

George W. Bush, sur la défensive dans l'entretien avec ABC, a néanmoins réfuté que chaque jour éloigne davantage l'administration de son objectif d'un Irak capable de s'auto-gouverner et de s'auto-défendre. Et il a de nouveau refusé un retrait prématuré des troupes américaines, affirmant que "l'ennemi" cherchait précisément à briser la détermination américaine en menant des attaques et en attisant la violence confessionnelle.. "Je suis patient. Je ne suis pas patient indéfiniment. Je ne suis pas patient au point de m'endormir. Mais je reconnais le niveau de difficulté de la tâche et c'est pourquoi je dis aux Américains, nous ne dirons pas: courage, fuyons".

Pas de retrait prématuré, donc... même si George W. Bush a reconnu la brutalité des dernières semaines. Depuis début octobre, environ 70 soldats américains ont été tués en Irak. Ce mois s'annonce déjà comme l'un des plus meurtriers pour l'armée américaine, qui a perdu plus de 2770 soldats depuis l'invasion de mars 2003.

source : TF1.fr
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Jeu 19 Oct - 11:42

Cour martiale pour 8 soldats américains accusés de meurtres

L'armée américaine a annoncé mercredi la prochaine comparution devant une cour martiale de huit soldats ayant participé à des exactions dont le viol et le meurtre d'une jeune fille irakienne de 14 ans. Il s'agit du dernier épisode d'une longue série de scandales dans lesquelles est impliquée l'armée américaine en Irak. Des dizaines de soldats sont soupçonnés d'avoir tué ou maltraité des civils irakiens.

source : TF1.fr
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Jeu 19 Oct - 11:54

Fernand Meyssonnier, bourreau à Alger : Portrait d'un homme qui a exécuté 200 condamnés entre 1947 et 1961

" Fernand Meyssonnier, qui a décapité 200 condamnés, ne supporte pas qu'on l'appelle «bourreau», mot vil à ses yeux et impropre à ses hautes fonctions : «J'étais exécuteur des sentences criminelles», dit-il avec fierté dans son livre (1).
Issu d'une lignée de guillotineurs d'Alger, son parrain et son père le furent, ce pied-noir de 75 ans a érigé sous sa maison à Fontaine-de-Vaucluse ses «bois de justice» avec le couperet tranchant. Cet engin de mort était le clou de son musée de la Justice et des Châtiments, qu'il avait fondé en 1992 et fermé en 1998, avec hache et corde d'exécution, entraves de bagnards, instruments de torture et tête coupée dans du formol. Il l'avait monté soi-disant au nom de l'Histoire. Il regrette, sous le même prétexte, de ne pas avoir filmé les exécutions en Algérie. Sollicité par Libération, Fernand Meyssonnier a fini par refuser l'interview, son entourage redoutant que notre journal «opposé à la peine de mort» le traite de «boucher».

Curé ou danseur

Aide bénévole de son père à partir de 1947, Fernand Meyssonnier ne devient son premier adjoint que dix ans plus tard. Car les places dans l'équipe du bourreau sont très prisées en raison des avantages sociaux qu'elles confèrent en ces temps d'Algérie française. Payés par l'Etat un salaire d'ouvrier, les exécuteurs tiennent tous un restaurant ou un bistrot à Alger. La table du café Laperlier des Meyssonnier reçoit tout ce qu'Alger compte de coloniaux, de députés et de commissaires. A 14 ans, le fils avait abandonné ses rêves d'enfant de choeur : devenir curé ou danseur d'opéra. Apprenti mécano aux ateliers de la Poste, il avait fabriqué une maquette de guillotine (modèle Berger 1868) pour l'anniversaire de son père. C'est à l'âge de 16 ans qu'il assiste, «impressionné», à sa première exécution. A Batna, dans le Constantinois, un «indigène qui avait assassiné un gardien de prison» bascule en priant «Allah Akbar» : «Au milieu d'un Allah Ak..., dans un bruit sourd, la lame tchak... lui coupe la parole. deux jets de sang pfffiou... giclent à trois ou quatre mètres. Ahhh... j'étais tellement oppressé. un petit cri comme ça ahhh... quand même ça m'a impressionné [...]. D'un coup, il n'a plus de tête, il vit plus.» (1)
Avec l'habitude, Fernand Meyssonnier se blinde et se concentre sur la technique. Coopté dans l'équipe de cinq, il remplit les fonctions de «photographe», celui qui «voit arriver la tête du condamné à travers l'oeil de la lunette» et le cramponne derrière les oreilles : «Tenir une tête qui vous reste entre les mains après la chute de la lame, c'est quelque chose de très impressionnant qu'on ne peut pas vraiment expliquer», écrit-il. Après, il la jette dans la «corbeille». Une photo du livre légendée «repas froid à trois heures du matin» le montre avec l'équipe en déplacement en train de prendre le casse-croûte sur la corbeille à cadavres décapités. Il y avait des rituels pour les bourreaux comme le coup de rhum, la chemise blanche et la cravate noire avant d'officier, «rapide», mais «sans haine». Après, lui se lavait. Pas à cause du sang et de la mort, mais «c'est le fait de toucher un homme malhonnête, moralement pourri». Il était tellement persuadé qu'ils étaient «tous d'affreux criminels» qu'il n'a jamais cauchemardé. «Après l'exécution, on rentrait chez nous comme un entrepreneur après son travail ou un chirurgien qui vient de faire une opération, ni plus ni moins.»

«A la chaîne»

Il y avait des «coutumes» pour les condamnés à mort. Les «parricides», comme Mohamed Hamasi à Blida en 1947, étaient amenés devant la guillotine «avec un bandeau noir sur les yeux et un drap blanc sur les épaules». En cas d'exécution multiple, «le plus coupable» passait en dernier, comme le chef de bande des poseurs de bombes des stades d'El-Biar et d'Hussein-Dey en 1956 (17 morts) qui avait revendiqué le «carnage». Pendant les «événements» en Algérie, les exécuteurs ont été réquisitionnés pour tuer les indépendantistes du FLN, mais ont rechigné, car «normalement, les politiques auraient dû être fusillés» par les militaires : «Nous, on ne faisait que les droits communs [...]. Même Sanson, qui a fait le roi [le bourreau de Louis XVI, ndlr] et tout, il est passé à travers la Révolution.» Mais les exécuteurs d'Alger ont obéi aux ordres et décroché une «prime de risque», ainsi qu'une «prime de tête», sans compter les frais de montage de la guillotine, qui a servi comme jamais. «Oui, pendant le FLN, c'était à la chaîne», se vante Meyssonnier, «de juin 56 à août 58, cent quarante et unterroristes» tranchés. Et, si de Gaulle n'avait pas fait la «paix des braves» et «gracié neuf cents condamnés à mort, j'aurais dépassé à coup sûr Sanson». En 1961, il a pris la tangente pour Tahiti, où il a vécu de divers boulots, comme organisateur en 1976 de balades en corbillard pour touristes américains."
Un article de Patricia Tourancheau.

(1) Paroles de bourreau , Ed. Imago, 2002. Recueilli par l'anthropologue Jean-Michel Bessette, auteur d' Il était une fois la guillotine (Alternatives) et Sociologie du crime (PUF).

Source : LIBERATION (9 octobre 2006)
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Dim 22 Oct - 0:06

Pakistan : le Sens du Moratoire

vendredi 20 octobre 2006, par Tariq Ramadan

Qu’ils soient médiatisés ou non, les cas de jugements discutables, de procès sommaires et d’exécutions continuent de par le monde et notamment dans les pays majoritairement musulmans.

Sur la scène internationale les dénonciations sont à géométrie variable selon que le pays en question est riche ou un allié de l’Occident. L’hypocrisie est générale et le monde musulman se tait en se bornant à se défendre (ou à faire marche arrière) quand la pression politique ou médiatique est trop grande. On ne semble pas très intéressé par la justice et la dignité humaine... En Occident comme dans le monde musulman et jusqu’en Chine, les droits humains semblent être devenus un prétexte, un jeu au service des politiques politiciennes et de la gestion de ses intérêts bien compris. A ce stade de cynisme général, la naïveté de certains est une faute et non plus une circonstance atténuante.

Nous apprenons aujourd’hui que Mirza Tahir Hussain, qui devrait être exécuté à la fin du mois a vu son exécution ajournée selon l’exigence du Président Pervez Musharraf et ce, sans doute parce que ladite exécution allait coïncider avec la visite du Prince de Galles au Pakistan. Des voies se sont élevées du monde entier pour épargner Mirza Tahir Hussain : sans succès.

Sa culpabilité est sujette à caution. Il a été une fois acquitté puis condamné à mort après un recours auprès des instances islamiques. Mirza Tahir Hussain étant également de nationalité britannique, des pressions politiques sont venues de l’Occident pour empêcher l’exécution. La réponse des officiels a consisté à dire que cela était impossible sous peine « de donner l’impression » que la justice pakistanaise pliait devant les requêtes occidentales. L’ « impression » prenait le dessus sur le droit.

Nous voilà devant une situation très pernicieuse. L’Occident qui ne réagit que quand certains de ses citoyens sont impliqués ou lorsqu’il s’agit de pays pauvres ou ennemis (jamais les riches pétromonarchies ou les dictatures alliées) et les pays majoritairement musulmans qui parfois plient sous la pression occidentale ou qui, justement, ne s’y plient pas au nom de l’indépendance et de la dignité nationales et pour sauver la face. A ce jeu hypocrite et politicien, quelques vies sont certes sauvées, mais au bout du compte des femmes, des enfants et des pauvres sont maltraités, torturés et exécutés dans le silence car ils n’ont pas la chance d’être citoyens d’un pays occidental ou d’un pays qui intéresse directement la géopolitique régionale ou internationale.

C’est intolérable et il est urgent d’appeler à sortir de ce cercle vicieux qui transforme la vie des êtres humains en élément de calcul d’influence politique. Loin de ces considérations, il est urgent que les consciences musulmanes du monde appellent, au nom de leur religion, de ses principes et de son exigence universelle de justice, à ce que l’on mette un terme à ces exécutions, que l’on instaure un moratoire, et qu’un débat de fond s’ouvre sur les réformes nécessaires à engager dans les systèmes judiciaires contemporains. Loin des projecteurs médiatiques, des femmes et des hommes subissent les pires traitements, jusqu’à l’exécution capitale, et le monde musulman se tait alors que tout le monde sait que les systèmes judiciaires sont défaillants, que des enfants, des femmes et des hommes sont parfois jugés sans avocats, sans le respect de leurs droits fondamentaux, parfois pour l’exemple ou encore lors de parodie de procès.

Appeler à l’instauration d’un moratoire (sur la peine capitale, sur tous les châtiments corporels et la lapidation - un cas est passé sous silence en Afghanistan il y a quelques mois car l’annonce de l’exécution aurait terni l’image de la politique américaine très libératrice dans la région - ) c’est se donner les moyens d’ouvrir un débat de fond loin des jeux et des calculs politiques. C’est surtout faire cesser de suite l’injustice et empêcher que l’on exécute en silence.

C’est appeler le gouvernement pakistanais non pas seulement à repousser l’exécution de Mirza Tahir Hussain mais à la commuter en une autre peine tout en reconsidérant les éléments (très troublants) du jugement. C’est demander qu’il en soi de même pour tous les accusés au Pakistan et dans le monde musulman qui attendent d’être exécutés, qui sont souvent torturés et dont personne ne sait qui les a condamnés, comment (ou même si) ils ont été jugés !

Ne serait-ce pas là une raison suffisante pour s’imposer ce moratoire et ce débat que nous appelons de nos vœux depuis des années ? Faudra-t-il compter les morts afin de savoir si cela vaut vraiment la peine ?

Mais notre insouciance est effrayante.

source : http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=821
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Lun 30 Oct - 15:21


Cheb Mami arrêté en France


Cheb Mami, surnommé le Prince du raï, a été interpellé jeudi dernier dès sa descente d’avion à l’aéroport d’Orly et mis en examen au tribunal de Bobigny, pour "violence volontaire, séquestration et menace" sur une de ses anciennes compagnes.
dimanche 29 octobre 2006.
L’enfant terrible de Saïda a comparu hier par-devers un juge d’instruction du tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour être mis en examen. Qu’est-il donc reproché à la méga-star du raï ? Selon une source judiciaire au fait du dossier, le chanteur Cheb Mami a été auditionné pour “violence volontaire et séquestration” sur une de ses “ex”. Les faits se seraient déroulés, lors d’un séjour maghrébin du chanteur, “au Maroc ou en Algérie”.

Les violences subies par cette ex-compagne l’auraient contrainte, aux dires de celle-ci, à avorter d’un enfant qu’elle aurait conçu de cette liaison. La “victime” a même fait valoir à l’appui de sa plainte un certificat d’incapacité de travail de 30 jours. Notons que Cheb Mami n’est plus célibataire depuis quelques mois seulement et le couple serait établi en Algérie.

Cette affaire, convient-il de le souligner, tombe comme un cheveu sur la soupe en termes “marketing”, dans la vie de l’artiste. En effet, elle coïncide avec la sortie du nouvel album de Cheb Mami, intitulé Layali, et vient ainsi fort malencontreusement entacher la “promo” autour du lancement officiel de ce nouvel opus prévu pour demain 30 octobre.

Cette affaire de mœurs nous fait irrésistiblement penser à celle qu’a vécue, quelques années auparavant, l’autre star du raï, Khaled. On croirait, en effet, à un remake des déboires du “King” qui, rappelle-t-on, a eu, lui aussi, à répondre de ce genre de plaintes. Le Roi du raï avait été condamné en mai 2001 à 2 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre pour non-paiement de la pension alimentaire à l’un de ses enfants qu’il avait eu avec son ex-compagne et qu’il refusait de reconnaître.

Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com
D’après Liberté
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Lun 30 Oct - 16:18

ElChouraqi a écrit:

Cheb Mami arrêté en France


Cheb Mami, surnommé le Prince du raï, a été interpellé jeudi dernier dès sa descente d’avion à l’aéroport d’Orly et mis en examen au tribunal de Bobigny, pour "violence volontaire, séquestration et menace" sur une de ses anciennes compagnes.
dimanche 29 octobre 2006.
L’enfant terrible de Saïda a comparu hier par-devers un juge d’instruction du tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour être mis en examen. Qu’est-il donc reproché à la méga-star du raï ? Selon une source judiciaire au fait du dossier, le chanteur Cheb Mami a été auditionné pour “violence volontaire et séquestration” sur une de ses “ex”. Les faits se seraient déroulés, lors d’un séjour maghrébin du chanteur, “au Maroc ou en Algérie”.

Les violences subies par cette ex-compagne l’auraient contrainte, aux dires de celle-ci, à avorter d’un enfant qu’elle aurait conçu de cette liaison. La “victime” a même fait valoir à l’appui de sa plainte un certificat d’incapacité de travail de 30 jours. Notons que Cheb Mami n’est plus célibataire depuis quelques mois seulement et le couple serait établi en Algérie.

Cette affaire, convient-il de le souligner, tombe comme un cheveu sur la soupe en termes “marketing”, dans la vie de l’artiste. En effet, elle coïncide avec la sortie du nouvel album de Cheb Mami, intitulé Layali, et vient ainsi fort malencontreusement entacher la “promo” autour du lancement officiel de ce nouvel opus prévu pour demain 30 octobre.

Cette affaire de mœurs nous fait irrésistiblement penser à celle qu’a vécue, quelques années auparavant, l’autre star du raï, Khaled. On croirait, en effet, à un remake des déboires du “King” qui, rappelle-t-on, a eu, lui aussi, à répondre de ce genre de plaintes. Le Roi du raï avait été condamné en mai 2001 à 2 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre pour non-paiement de la pension alimentaire à l’un de ses enfants qu’il avait eu avec son ex-compagne et qu’il refusait de reconnaître.

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j'ai vu ça aux infos hier soir c'est navrant mais ça m'empéchera d'écouter ses cds!!!
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Mar 31 Oct - 16:28

Cheb Mami, pourquoi aujourd'hui ?



L’arrestation depuis presque une semaine de Cheb Mami à l’aéroport et sa mise en examen par le tribunal de Bobigny (région parisienne) continue de susciter des réactions, à la fois au pays et dans l’Hexagone, le statut de l’artiste et son aura obligent.

L’affaire surmédiatisée par certains journaux français, qui y ont trouvé là matière à revanche, ne laisse pas indifférents les amis et proches du chanteur, qui s’inquiètent des proportions que la justice française s’empresse de donner à ce dossier. Dimanche, une demande de libération provisoire a été introduite par l’avocat conseil de Cheb Mami auprès de la juridiction compétente, apprend-on auprès de Kader, l’ex-chargé des affaires de Cheb Mami. «Normalement l’accord sera donné aujourd’hui (ndlr: hier)», ajoute le même interlocuteur. Kader, qui a eu a côtoyer de très près l’artiste, affirme qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une machination, qui vise à porter atteinte à un chanteur adulé par des millions de jeunes dans son pays et des milliers d’autres, de l’autre côté de la Méditerranée à la veille de la sortie de son dernier album «Layali». Notre interlocuteur rappelle, dans la foulée, que la plaignante a eu déjà à recourir à la justice, pour une affaire presque similaire, qui l’opposait au frère d’un artiste très connu en Algérie, et elle avait été déboutée. Et d’ajouter, comme beaucoup d’autres Algériens, ulcérés par la tournure qu’a prise l’affaire, que beaucoup de zones d’ombre entourent l’inculpation de Cheb Mami, sur lesquelles la justice française n’a pas apporté d’éléments de réponse convaincants. «Si les faits imputés au chanteur remontent à une année, pourquoi avoir choisi ce moment précis pour son inculpation ? ... Si les motifs sur lesquels s’est basée la plainte se sont déroulés hors du territoire français, pourquoi la plaignante n’a-t-elle pas saisi le tribunal territorialement compétent ? Pourquoi la presse tout comme la justice française se sont empressées de présenter le chanteur comme déjà coupable, bafouant ainsi le principe de la présomption d’innocence. Y a-t-il des preuves tangibles pouvant justifier l’action judiciaire de la plaignante... ? Et enfin si les accusations étaient réellement fondées, pourquoi Mami n’a pas été cité à comparaître directement ?... Autant de questions qui nécessitent réponse, pour justifier l’arrestation et la mise en examen de Cheb Mami, que d’aucuns ici considèrent comme «arbitraire». L’arrestation du chanteur, qui coïncide aussi et comme par hasard, avec la campagne électorale menée tambour battant en France, laisse la porte ouverte à d’autres «hypothèses». C’est ainsi qu’on n’hésite pas à affirmer que l’affaire Mami cache mal des relents politiques. Dans cette course pré-électorale, Mami serait victime de ses «accointances», d’être l’artiste algérien qui compte le plus d’amis parmi les grosses cylindrées de la droite française. Tout cela n’a pas joué en sa faveur dans un pays où, dit-on, la majeure partie des magistrats sont de gauche... enfin cela reste de simples «hypothèses». Au-delà de toutes ces considérations, les yeux de dizaines de milliers de fans du chanteur restent rivés de l’autre côté de la Méditerranée, espérant un dénouement heureux à l’affaire, qui coïncide avec la sortie du nouvel album, très attendu, en Algérie, en France et même au Moyen-Orient. Cheb Mami a été mis en examen (inculpé) en début de semaine par le tribunal de Bobigny pour «violence volontaire, séquestration et menace» sur une de ses anciennes compagnes et placé en détention provisoire. Mami est poursuivi «pour violence volontaire, séquestration et menace sur victime pour tendre à un retrait de plainte». Une deuxième personne, interpellée jeudi matin en même temps que lui à la descente d’un avion à l’aéroport de Paris-Orly, a également été placée en détention provisoire pour les mêmes causes. Selon une source proche de l’enquête, citée par l’AFP, «les faits se seraient passés au Maroc ou en Algérie et concerneraient une ancienne compagne du chanteur qui aurait été obligée d’avorter de leur enfant». Le chanteur a été auditionné dans le cadre d’une plainte pour violence et cette femme aurait 30 jours d’incapacité totale de travail. Cheb Mami s’est marié il y a quatre mois et vit en Algérie, mais revient fréquemment en France.

Djamel B. Quotidien d'Oran
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Mar 31 Oct - 17:44

eh ben, je suis sidéré !!! Il se la joue tellement cool-man lol
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Jeu 2 Nov - 11:59

Le roi du Maroc écrit à Bouteflika

Le roi Mohamed VI du Maroc a, dans sa lettre adressé au président algérien Abdelaziz Bouteflika, insisté sur le fait que les liens entre le Maroc et l’Algérie constituent « un levier essentiel pour l’édification d’une UMA basée sur la complémentarité et l’intégration économique ».
jeudi 2 novembre 2006.
Pour peu que Rabat se rende à l’évidence que le soutien de l’Algérie au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui est une question de principe sur lequel est fondée la diplomatie algérienne, c’est-à-dire le soutien aux causes justes, la tension actuelle se dissiperait, au fur et à mesure que les deux pays frères réapprennent à se connaître. C’est dans ce sens qu’abondent le président Abdelaziz Bouteflika et le roi Mohammed VI du Maroc, en évoquant dans leurs messages respectifs leur « ferme détermination à consolider les liens de fraternité, de solidarité et d’entraide » entre les deux peuples.

Le message de Mohammed VI à M.Bouteflika, à l’occasion du 52e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération, exprime la volonté de Rabat d’ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec Alger. D’autant plus que les mutations internationales et régionales appellent à une meilleure intégration dans la région du Maghreb. Pour le souverain alaouite, les liens entre le Maroc et l’Algérie constituent « un levier essentiel pour l’édification d’une UMA basée sur la complémentarité et l’intégration économique ». Il s’agit poursuit le roi du Maroc, d’un « choix stratégique inéluctable, afin de relever les défis de la mondialisation dans un monde de regroupements régionaux ».

Créée en 1989 à Marrakech, l’UMA devait constituer un cadre d’intégration économique et politique des cinq pays membres, n’était la volonté de Rabat de saborder toute initiative de réactivation de ce regroupement régional, sur cale depuis 1994, après notamment la décision unilatérale du Maroc d’imposer un visa d’entrée au Maroc aux ressortissants algériens, après l’attentat ayant ciblé un hôtel à Marrakech. Les autorités marocaines avaient, dès lors, accusé l’Algérie d’être derrière ces attentats. Appliquant le principe de réciprocité, l’Algérie, tout en imposant le visa aux ressortissants marocains, a décidé de fermer les frontières terrestres avec son voisin marocain. Ce n’est qu’en début 2000 que le Maroc a décidé de lever l’obligation de visa pour les Algériens. Il convient de rappeler que dans un message adressé à Mohammed VI, à l’occasion de l’Aid El Fitr, le chef de l’Etat avait plaidé pour « plus de coopération et de complémentarité », selon un texte rendu public à Rabat.

Synthèse de Rayane, algerie-dz.com
D’après l’Expression
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Jeu 2 Nov - 12:03

ElChouraqi a écrit:
Le roi du Maroc écrit à Bouteflika

Le roi Mohamed VI du Maroc a, dans sa lettre adressé au président algérien Abdelaziz Bouteflika, insisté sur le fait que les liens entre le Maroc et l’Algérie constituent « un levier essentiel pour l’édification d’une UMA basée sur la complémentarité et l’intégration économique ».
jeudi 2 novembre 2006.
Pour peu que Rabat se rende à l’évidence que le soutien de l’Algérie au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui est une question de principe sur lequel est fondée la diplomatie algérienne, c’est-à-dire le soutien aux causes justes, la tension actuelle se dissiperait, au fur et à mesure que les deux pays frères réapprennent à se connaître. C’est dans ce sens qu’abondent le président Abdelaziz Bouteflika et le roi Mohammed VI du Maroc, en évoquant dans leurs messages respectifs leur « ferme détermination à consolider les liens de fraternité, de solidarité et d’entraide » entre les deux peuples.

Le message de Mohammed VI à M.Bouteflika, à l’occasion du 52e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération, exprime la volonté de Rabat d’ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec Alger. D’autant plus que les mutations internationales et régionales appellent à une meilleure intégration dans la région du Maghreb. Pour le souverain alaouite, les liens entre le Maroc et l’Algérie constituent « un levier essentiel pour l’édification d’une UMA basée sur la complémentarité et l’intégration économique ». Il s’agit poursuit le roi du Maroc, d’un « choix stratégique inéluctable, afin de relever les défis de la mondialisation dans un monde de regroupements régionaux ».

Créée en 1989 à Marrakech, l’UMA devait constituer un cadre d’intégration économique et politique des cinq pays membres, n’était la volonté de Rabat de saborder toute initiative de réactivation de ce regroupement régional, sur cale depuis 1994, après notamment la décision unilatérale du Maroc d’imposer un visa d’entrée au Maroc aux ressortissants algériens, après l’attentat ayant ciblé un hôtel à Marrakech. Les autorités marocaines avaient, dès lors, accusé l’Algérie d’être derrière ces attentats. Appliquant le principe de réciprocité, l’Algérie, tout en imposant le visa aux ressortissants marocains, a décidé de fermer les frontières terrestres avec son voisin marocain. Ce n’est qu’en début 2000 que le Maroc a décidé de lever l’obligation de visa pour les Algériens. Il convient de rappeler que dans un message adressé à Mohammed VI, à l’occasion de l’Aid El Fitr, le chef de l’Etat avait plaidé pour « plus de coopération et de complémentarité », selon un texte rendu public à Rabat.

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est ce que ca fera avancer le schmilblick
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Jeu 2 Nov - 12:06

ben il commence à désespérer le M6, ils s'est mis du monde à dos à cause du Sahara Occidental...
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MessageSujet: Re: A LIRE...   Jeu 2 Nov - 12:44

La commission de déontologie pointe les dérives policières

Dans un rapport à paraître jeudi, la Commission nationale de déontologie de la sécurité, chargée de veiller au bon comportement des forces de l’ordre, constate que la police est mise en cause dans plus de 50% des 419 saisines qu’elle a enregistrées. Les plaintes concernant gendarmes et agents de sécurité sont rares.

Mise en place en 2000, la Commission Nationale de déontologie de sécurité (CNDS) a été saisie de 419 cas. Cette instance est chargée d’enquêter sur les éventuels dérapages de la part des forces de l’ordre : police nationale et municipale, gendarmerie, administration pénitentiaire ou agents de sécurité.. Autorité indépendante présidée par Pierre Truche, qui rend cette année son mandat, elle ne peut être saisie par des parlementaires ou par le Défenseur des enfants, chargé de veiller au respect des droits des plus jeunes.

Dans le bilan qu’elle dresse à l’occasion de ses six ans d’activité, la CNDS, note que plus d’une saisine sur deux concerne des policiers. En 2003, 2004 et 2005, les plaintes concernant des fonctionnaires de police représentaient même plus des deux tiers des cas.

Le manque d’encadrement en cause

Parmi les abus, la Commission évoque des « usages indus de la coercition » (placement en garde à vue injustifié, durée de garde à vue excessive…), une « utilisation abusive des mesures de coercition » (fouille « de sécurité », menottes trop serrées »…), l’ « emploi exagéré de gestes techniques » d’intervention (mise au sol du suspect, clés de bras…) « aboutissant à des blessures », dont certaines « graves » ou laissant « des séquelles irréversibles ».

Pour la Commission, ces dérapages sont essentiellement dus à « des problèmes d’encadrement des fonctionnaires, particulièrement la nuit, et de commandement ». Spécialement visés, les « équipages des brigades anticriminalité ». Ces équipes, affectées au maintien de l’ordre la nuit et dans les zones sensibles, ont fait l’objet d’une recommandation spécifique de la CNDS en 2004. Une circulaire du ministère de l’intérieur a par la suite permis de pallier à « l’insuffisance de l’encadrement et du suivi de l’action de ces unités ». Autre corps mis en cause : la police de l’air et des frontières (PAF), soupçonnée de manquements à la déontologie dans une quinzaine de dossiers.

Un seul cas de demandes de poursuites concerne un gendarme

Le rapport pointe également les dérives de l’administration pénitentiaire. La CNDS « a reçu plus de soixante dossiers » concernant les personnels en charge des centres de détention, dont « 14 entre le 1er janvier et le 1er septembre 2006 ». En cause, le plus souvent, l’absence de prise en compte des problèmes de santé des détenus. Mais la Commission relève également des cas de « violences de la part des surveillants », qui l’ont amené à recommander « un contrôle plus strict de l’affectation des fonctionnaires ».

Au regard de ce bilan, ce sont les gendarmes qui apparaissent les plus respectueux de la déontologie. La CNDS n’a eu à transmettre qu’un seul dossier concernant un de ces militaires au ministère de la Défense, dont dépend ce corps. Quant aux agents de sécurité employés notamment dans les transports en commun, la CNDS « s’est étonnée du très faible nombre de saisines les concernant », compte tenu de leur nombre.


Source : http://www.lefigaro.fr/france/20061101.WWW000000261_les_derives_policieres_pointees_par_la_commission_de_deontologie.html
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