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 Mes histoires de sagesse préférées

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Brume
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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Ven 2 Fév - 14:00

Le petit garçon et les ballons





Un petit noir regarde un marchand de ballons dans la rue. Ses yeux brillent. Il y a des ballons de toutes les couleurs, rouges, bleus, blancs, noirs, jaunes...

Le vieux monsieur qui vend les ballons voit le garçon qui hésite, puis prend son courage à deux mains et s'approche de lui.

"Dis Monsieur, est-ce que les ballons noirs volent aussi haut que les autres ?"

Le vieux Monsieur a presque la larme à l'oeil. Il prend le garçon dans les bras, l'installe sur un muret et lui dit : "Regarde"

Il lâche tous ses ballons qui s'envolent en grappe et montent, montent, montent dans le ciel jusqu'à disparaître tous tellement ils sont hauts.

"Tu as vu ?"

"Oui"

"Est-ce que les ballons noirs sont montés aussi haut que les autres ?"

"Oui Monsieur"

"Tu vois, mon garçon, les ballons, c'est comme les hommes. L'important ce n'est pas leur couleur, ce n'est pas l'extérieur. Non, l'important, c'est CE QU'IL Y A EN EUX. C'est ce qu'il y a en toi qui fera toute la différence dans ta vie."





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mohammed
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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Ven 2 Fév - 22:13

Brume a écrit:
Le petit garçon et les ballons





Un petit noir regarde un marchand de ballons dans la rue. Ses yeux brillent. Il y a des ballons de toutes les couleurs, rouges, bleus, blancs, noirs, jaunes...

Le vieux monsieur qui vend les ballons voit le garçon qui hésite, puis prend son courage à deux mains et s'approche de lui.

"Dis Monsieur, est-ce que les ballons noirs volent aussi haut que les autres ?"

Le vieux Monsieur a presque la larme à l'oeil. Il prend le garçon dans les bras, l'installe sur un muret et lui dit : "Regarde"

Il lâche tous ses ballons qui s'envolent en grappe et montent, montent, montent dans le ciel jusqu'à disparaître tous tellement ils sont hauts.

"Tu as vu ?"

"Oui"

"Est-ce que les ballons noirs sont montés aussi haut que les autres ?"

"Oui Monsieur"

"Tu vois, mon garçon, les ballons, c'est comme les hommes. L'important ce n'est pas leur couleur, ce n'est pas l'extérieur. Non, l'important, c'est CE QU'IL Y A EN EUX. C'est ce qu'il y a en toi qui fera toute la différence dans ta vie."







joli.
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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Mer 7 Fév - 18:47

UN CONTE SAGE

Le roi et son jardin






Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d'arbres, de plantes et son jardin était d'une grande beauté. Chaque jour, il s'y promenait : c'était pour lui une joie et une détente.

Un jour, il dût partir en voyage. À son retour, il s'empressa d'aller marcher dans le jardin. Il fût surpris en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher.

Il s'adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s'était passé. Le pin lui répondit : "J'ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirai les bons fruits qu'il porte. Je me suis découragé et j'ai commencé à sécher."

Le roi alla trouver le pommier : lui aussi se desséchait... Il l'interrogeait il dit : "En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher."

Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit: "Comme c'est dommage que je n'ai pas l'âge de l'érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l'automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs ? Je me suis donc mise à dessécher."

Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur. Elle était toute épanouie. Il lui demanda comment il se faisait qu'elle soit si vivante.

Elle lui répondit: "J'ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n'aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l'année ; ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j'ai commencé à mourir mais j'ai réfléchi et je me suis dit: "Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d'autre à ma place, il l'aurait planté. Si donc, il m'a plantée, c'est qu'il me voulait, moi, telle que je suis." Et à partir de ce moment, j'ai décidé d'être la plus belle possible!"

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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Sam 10 Fév - 11:12

La légende de la Femme-bison blanc (légende indienne)

Il advint que deux jeunes hommes avaient été envoyés par le conseil des Sans Arcs en éclaireurs pour trouver le bison. Ils eurent l'apparition d'une femme d'une beauté exceptionnelle habillée d'atours magnifiques. Elle portait sur son dos un fagot. Elle était si pale et en même tant si rayonnante, son visage était d'une telle perfection, que les deux hommes en furent éblouis.

Comme ils la regardaient, elle leur parla en ces termes : "J'appartiens au peuple du bison. J'ai été envoyée sur cette terre pour m'entretenir avec votre peuple. Vous devez maintenant remplir un devoir important qui est d'adresser un message essentiel aux vôtres.

Rendez-vous auprès de votre chef et dites-lui d'ériger le tipi du conseil au centre du campement. Placez la porte de celui-ci, de même que l'entrée du village, face à l'est. Dispersez des feuilles de sauge à la place d'honneur. Derrière le foyer, ramollissez la terre et donnez-lui la forme d'un carré à l'arrière duquel vous poserez un crâne de bison. A l'arrière de celui-ci, édifiez un petit râtelier. J'ai des choses de la plus grande importance à dire a votre peuple et me rendrai dans votre village à la pointe du jour."

Pendant qu'elle parlait, l'un des deux hommes tomba sous le charme et la désira à tel point que, lorsqu'elle eut fini, au grand dam de son compagnon il tenta de la séduire. Dans l'instant on entendit un coup de tonnerre et ils furent enveloppés d'un nuage. Au fur et à mesure que celui-ci se dissipait l'éclaireur qui restait vit la superbe jeune femme qui se tenait debout, impassible, alors qu'à ses pieds gisait un squelette. Elle l'enjoignit alors de retourner à son village et de porter son message à son peuple.

Dès que l'éclaireur arriva au camp, il raconta à son chef "Buffalo Who Walks standing upright", c'est à dire le "Bison qui marche debout sur les jambes arrières", ce qu'il avait vu et lui transmit le message comme elle le lui avait ordonné. Le peuple, très ému par la perte de l'éclaireur, était très excité à l'idée de cette mystérieuse visite. On fit savoir qu'il fallait préparer cette visite selon des modalités particulières et tout fut fait comme Wohpe l'avait demandé. On désigna des jeunes hommes vertueux pour l'escorter jusqu'au tipi. Dès la tombée du jour, un grand nombre de personnes s'étaient déjà rassemblées autour du tipi du conseil pour attendre son arrivée.

Au moment où le soleil se levait à l'est, la jeune femme apparut. Ces atours étaient les mêmes que lors de son apparition aux éclaireurs mais, au lieu d'un fagot, elle tenait dans sa main droite un tuyau de pipe et dans la gauche le fourneau qui était de couleur rouge. Elle s'avança lentement et se dirigea vers le tipi du conseil. Elle y entra avec une certaine majesté, et faisant le tour par la gauche, elle s'assit à la place d'honneur. C'est alors que le chef lui souhaita la bienvenue.

Il dit à son peuple combien celui-ci avait de la chance que Wakan Tanka lui ait envoyé cette femme si belle qu'ils accueillaient en soeur. Il s'adressa alors à elle et lui dit que ses frères et soeurs étaient prêts à entendre son message.

Wohpe se leva, et tout en tenant la pipe, s'adressa à l'assemblée. Elle lui dit combien Wakan Tanka était satisfait des Sioux et combien elle était fière en tant que représentante du peuple des bisons d'être leur soeur. Elle dit encore que c'est parce qu'ils avaient été loyaux et respectueux, qu'ils avaient fait triompher le bien du mal et respecté l'harmonie contre la discorde que les Sioux avaient été choisis pour recevoir la pipe au nom de toute l'humanité. Celle-ci serait le symbole de la paix et devrait être utilisée comme tel entre les hommes et les nations. Fumer la pipe signifiait créer un lien de confiance et permettrait au chaman d'entrer en communion avec Wakan Tanka. Elle se tourna ensuite vers les femmes auxquelles elle s'adressa comme à des soeurs. Elle leur dit qu'elles étaient destinées à porter le poids de grandes difficultés et de nombreuses peines mais que leur grande bonté les destinait à réconforter les autres en période de grande douleur. C'étaient à elles de maintenir la permanence de la famille en donnant naissance aux enfants, en les élevant, en les habillant et en les nourrissant tout en restant fidèles à leurs époux. C'est ainsi que Wakan Tanka avait organisé leur vie et les soutenait dans la douleur.

Elle s'adressa ensuite aux enfants comme à ses petits frères et petites soeurs. Elle les invita à respecter leurs parents car ceux-ci avaient fait bien des sacrifices pour qu'il ne leur arrive que du bien.

Aux hommes, elle parla comme si elle était leur soeur. Elle leur dit que toutes choses dont ils dépendaient venaient de la terre, du ciel et des quatre vents. La pipe qu'elle tenait devait servir à offrir sacrifices et prières à Wakan Tanka pour le remercier des bienfaits de cette vie. Il ne fallait pas négliger de le faire chaque jour. Elle dit encore qu'ils devaient être bons et aimants pour leurs femmes et leurs enfants car ceux-ci étaient des êtres fragiles.

Pour finir, elle s'adressa au chef auquel elle expliqua comment se servir de la pipe et comment en prendre soin. Du fait de sa position, il était de son devoir de la protéger et de la respecter, la nation vivait en effet au travers de ce calumet. C'était un instrument sacré permettant de protéger le peuple pendant les temps de guerre, de famine, d'épidémie ou d'autres calamités. Elle enseigna à Buffalo Who Walks standing upright ce qu'il fallait savoir pour n'utiliser la pipe qu'à juste titre avant de lui faire la promesse qu'au moment opportun les Sioux auraient la révélation de Sept cérémonies sacrées auxquelles il faudrait se plier : "La purification", "La quête de la vision", "La danse face au soleil", "Le lancer de la balle", "Devenir une femme bison", "Devenir parent" et "La possession du fantôme".

Elle resta quatre jours. Avant de les quitter, elle dit au chef combien Wakan Tanka était satisfait de son accueil et combien elle était heureuse d'être sa soeur.

C'est alors qu'elle prit de la bouse de bison pour allumer le calumet et qu'elle l'offrit au ciel, à la terre puis aux quatre vents avant d'en tirer une bouffée et de la tendre au chef de la nation. Quand celui-ci eut également tiré une bouffée elle annonça que sa mission venait de prendre fin. Sur ces entre faits elle déposa la pipe contre le râtelier et quitta le tipi sans escorte.

En sortant du tipi elle fit le tour de celui-ci par la gauche en marchant lentement. Elle quitta le village et tandis que chacun regardait sa silhouette diminuer lentement, elle se transforma aux yeux de tous en un veau blanc. C'est ainsi que Wohpe, la fille du soleil et de la lune, s'en est retournée sur la terre pour enseigner l'Humanité. On la connaissait sous le nom de "la Belle". Quant aux chamans, ils l'appelaient Wohpe.

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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Sam 10 Fév - 11:15

Une femme changée en loup

Adapté d'un conte inuit.

Nemiak et Kukilik étaient deux vieilles femmes.
Elles vivaient ensemble dans un igloo.
Nemiak partit un matin pêcher à travers la glace d'un lac.
Elle attrapa des poissons et s'en retourna à l'igloo.
Après le repas, elle dit à Kukilik :
- J'ai oublié mon fil à pêche près du trou. Je retourne le chercher.
Elle partit.
Plusieurs heures passèrent et elle ne revint pas.
Kukilik s'inquiéta..
Elle partit à sa recherche.
Elle suivit les traces de sa compagne, sur la neige.
Au bout d'un moment les pistes devinrent plus petites et comme griffues.
En les examinant Kukilik comprit que les pistes de Nemiak étaient devenues celles d'un loup.
Elle se rappela que son amie lui avait dit :
« Quand je serai vieille, je deviendrai un loup ».
Kukilik comprit que le désir de sa compagne s'était réalisé.
Nemiak était devenue un loup.
Kukilik rentra toute seule à l'igloo.

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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Sam 10 Fév - 11:20

Le champ du lutin (légende irlandaise)


On raconte qu'il y avait quelque part en Irlande un territoire interdit aux hommes, qui devait rester vierge et sauvage, parce qu'il appartenait à un lutin.
Un jour, un homme décida de cultiver ce champ interdit, et voulut alors retourner la terre. A peine il eut pris sa pelle et commencé qu'il entendit une petite voix malicieuse qui lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
C'était un petit lutin qui venait de sortir d'un trou dans la terre.
- Eh bien je viens labourer le champ, répondit l'homme.
- Et qui t'a donné la permission ? reprit le lutin
- Personne, dit l'homme un peu stupéfait.
- Alors attend, dit le lutin, on va t'aider
Et cent lutins apparurent, et l'aidèrent à retourner la terre. Le lendemain, l'homme voulut semer. A peine il eut voulu semer que la même petite voix lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
- Eh bien je plante, répondit l'homme
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne !
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Deux cent lutins apparurent alors, et l'aidèrent à semer son champ. Lorsque le blé eut poussé, il fallut le récolter, mais l'homme était malade, alors il demanda à son jeune fils. Quand celui-ci arriva devant le champ, il ne put résister : il cassa un épi pour gouter le blé.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda alors le même petit lutin qui venait de surgir.
- Eh bien je goute le blé, répondit le fils
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne : c'est le champ de mon père, se défendit l'enfant
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Et quatre cent lutins surgirent et machèrent tout le blé, en quelques instants. Quand le père vit cela, il rentra dans une violente colère, et se mit à frapper son fils, qu'il aimait pourtant beaucoup.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda le lutin qui une fois de plus, venait d'arriver.
- Je frappe mon fils, qui a mangé tout mon champ, répondit l'homme furieux.
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin d'un ton dur.
Et huit cent lutins surgirent, et frappèrent l'enfant, jusqu'à la mort. Alors, la mère arriva, et voyant cela, prit son enfant dans ses bras, et se mit à pleurer.
- Mais qu'est ce que tu fais là, lui demanda le lutin d'un air .
- Je pleure mon fils qui est mort, dit la mère en sanglotant.
- Alors attend, on va t'aider...
Mille six cent lutins surgirent alors de terre, et se mirent à verser toutes les larmes de leur corps, pleurant l'enfant avec sa mère. Les larmes, si nombreuses, devinrent fleuves, et elles emportèrent la mère et son enfant. Alors, le père resta seul, hébété devant son champ dévasté et sa famille emportée. Un insecte le piqua, et il se gratta pour chasser la démangeaison. Le lutin lui demanda alors :
- Mais qu'est ce que tu fais, là ?
- Je me gratte, parce qu'un insecte m'a piqué.
- Alors attend, on va t'aider, reprit le lutin.
Et trois mille deux cent lutins surgirent, et lui grattèrent la peau, puis la chair. Finalement, les lutins le grattèrent jusqu'à l'os...




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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Mar 13 Fév - 13:11

Que faut -il privilégier franchise ou hypocrisie???

Le serpent et les villageois

Près d'un petit village de l'Inde vivait un énorme serpent qui terrorisait les habitants, piquant à mort ceux qui passaient dans les parages. Excédés, les villageois allèrent en délégation trouver un sage pour se plaindre de sa méchanceté.
Le sage se rendit à son tour auprès du serpent. Il lui parla longuement, lui reprochant son inconduite... Que lui avaient donc fait les villageois ? Pourquoi tant de meurtres et de violence gratuite ? Il sut si bien trouver les mots que le serpent en fut bouleversé. Il jura de s'amender... et il tint parole.
À compter de ce jour, il ne fut plus le même. Lui, le terrifiant reptile, devint une sorte de long ver maigre et flasque. Il perdit toute sa force, n'osant même plus avaler la moindre limace.
Les villageois, qui avaient la mémoire bien courte, en vinrent à se moquer de sa faiblesse. C'était bien la peine d'avoir des crocs venimeux pour ne jamais en faire usage ! Les enfants, chaque fois qu'ils le croisaient, lui jetaient des pierres ou lui décochaient quelques coups de pied. Au bout de plusieurs mois de cette vie, le serpent fut fatigué de tous ces coups reçus. Il se traîna non sans peine jusqu'à la maison du sage, et ce fut son tour de lui exposer ses problèmes.
- J'ai fait tout ce que tu m'avais demandé, mais j'ai l'impression de n'être plus moi-même. Les villageois ne me
craignent plus, et tout leur respect d'antan s'en est allé. Ils me méprisent, ils me battent, et j'en ai le cœur qui saigne. Que peux-tu me dire ?
- Ce que je peux te dire est fort simple, lui répondit le sage. Je t'ai interdit de piquer à mort les villageois sans raison. Mais t'ai-je interdit de siffler??


Conte de l'Inde
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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Lun 26 Fév - 16:00

le papillon

Un jour apparut un petit trou dans un cocon; un homme qui passait à tout hasard, s'arrêta de longues heures à observer le papillon qui s'éfforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, c'était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit. On aurait dit que le papillon avait fait tout ce qu'il pouvait et qu'il ne pouvait plus rien faire d'autre.

Alors, l'homme décida d'aider le papillon, il prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdit; ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine. L'homme continua à observer pensant que d'un moment à l'autre les ailes du papillon s'ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu'il prenne son envol.

Il n'en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l'homme, avec son geste de gentillesse et son intention d'aider, ne comprenait pas, c'est que le passage par le trou étroit de cocon était l'effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler.

C'était le moule à travers lequel Dieu (Exalté Soit-Il) le faisait passer pour grandir et se développer. Parfois l'éffort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.
Si Dieu (Exalté Soit-Il) nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d'obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler ...

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MessageSujet: Re: Mes histoires de sagesse préférées   Lun 26 Fév - 16:01

les 4 femmes

Il était une fois un riche commerçant qui avait 4 femmes.

La 4ème femme, C'est celle qu'il aimait le plus. Il l'ornait avec de luxueuses robes et la traitait avec délicatesse. Il prenait grand soin d'elle et ne lui offrait que le meilleur.

La 3ème femme, elle aussi il l'aimait beaucoup Il était très fier d'elle et voulait toujours la mettre en valeur auprès de ses amis. Cependant, le commerçant craignait toujours le fait qu'elle puisse partir avec un autre homme.

Il aimait aussi sa 2ème femme. C'était une personne très prévenante, toujours patiente et elle était la confidente du commerçant. Chaque fois qu'il rencontrait des problèmes, il se tournait vers elle et elle l'aidait toujours à s'en sortir.

La 1ère femme était une partenaire très loyale, elle avait aussi bien contribuée à maintenir ses richesses qu'à prendre grand soin de sa maison. Pourtant, le commerçant ne l'aimait pas beaucoup alors qu'elle, l'aimait profondément. Il lui prêtait à peine attention.



Un jour, le commerçant tomba malade. Il avait le pressentiment qu'il allait mourir bientôt. Il pensa à sa luxueuse vie et se disait, "maintenant j'ai 4 femmes, mais quand je mourrais, je serai seul, quel solitaire je serai !"

Il demanda donc à sa 4ème femme : "Je t'aime le plus, je t'ai doté des plus fins habits et pris grand soin de toi. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre pour me tenir compagnie ?" - "Nulle part !" Répondit la 4ème femme. Et elle s'en alla sans un autre mot. La réponse coupa le coeur du commerçant comme un couteau tranchant.

Le triste commerçant demanda alors à sa 3ème femme : "Je t'ai beaucoup aimé toute ma vie. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre et me tenir compagnie?" - "Non !" Répondit la 3ème femme. "La vie est si belle ici ! Je me remarierais quand tu mourras !" Le coeur du commerçant se brisa.

Alors il demanda à sa 2ème femme : "Je me suis toujours tourné vers toi et tu m'as toujours aidé. Maintenant j'ai à nouveau besoin de ton aide. Quand je mourrais, est ce que tu me suivras et tu me tiendras compagnie?" - "Je suis désolée, je ne peux pas t'aider !" Répondit la 2ème femme. "Dans le meilleur des cas, je ne peux que t'accompagner vers la tombe" La réponse tomba comme du tonnerre et le commerçant fût dévasté.

Alors appela une voix : "J'irai avec toi, je te suivrai là où tu iras".

Le commerçant leva les yeux, ce fut sa 1ère femme. Elle était si maigre, comme si elle souffrait de malnutrition. Très touché, le commerçant disait : "J'aurais du prendre beaucoup mieux soin de toi pendant que je pouvais!" …



Réellement "nous avons tous 4 femmes" dans notre vie !

La 4ème femme, c'est « notre corps », nous nous donnons tant de mal pour prendre soin de lui, il sera detruit quand nous mourrons.

Notre 3ème femme c'est nos biens et nos richesses. Quand nous mourrons, Ils iront à d'autres.

La 2ème femme, c'est notre famille et nos amis. Très proche de nous comme ils l'avaient été durant notre vie, le mieux qu'ils puissent pour nous c'est de nous accompagner à la tombe.

La 1ère femme, quelque chose que nous ne pouvons pas voir, c'est notre âme.

Souvent négligée, oubliée, dans notre quête de biens matériels et de plaisirs insatiables.

Parfumé, embellis par le bien et les bonnes actions, ou laide et nauséabonde par les péchés et mauvaises actions, c'est la seule qui nous suivra réellement là où nous irons.

C'est peut-être une bonne idée de l'éduquer, la cultiver et la fortifier maintenant, plutôt que d'attendre jusqu'à ce que nous soyons sur notre lit de mort pour le regretter. Non ?

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